« Précaires et syndicats : lutter ensemble ? » Analyse

En amont des Assises de la Précarité dans l'ESR du 30 mars 2022, la page Facebook “Précarités de l’ESR mobilisées” a diffusé un questionnaire sur les relations entre personnels précaires (organisé·es en collectifs ou non) et les syndicats de travailleur·ses de l'ESR. Voici les résultats de ce questionnaire et une analyse, produite en collaboration avec des titulaires et non-titulaires de l'ESR, syndiqué·es à Sud Éducation et au SNESUP.

Assises de la précarité dans l’ESR

Les assises contre la précarité sont ouvertes à tou·tes, et bien sûr notamment à l'ensemble des personnels non-titulaires des établissements, qu'iels soient contractuel·les ou vacataires. Pour en finir avec la précarité des personnels de l'enseignement supérieur et de la recherche, il nous faut construire collectivement des modalités d'action et d'organisation renouvelées. C'est l'un des principaux objectifs de ces assises.

Mascarade au Ministère et dans la rue la colère !

A 6h45 ce matin, après 20h de séance, le CNESER a rendu un avis favorable à la la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR) dans une salle vidée de la plupart des représentant·es. Imposer la poursuite des débats tout au long de la nuit est une marque de plus du mépris de Frédérique Vidal pour la concertation sociale et, plus largement, pour les étudiant·es, les travailleuses et travailleurs de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Rendez-vous le rassemblement festif , déter et véner le 25 juin après-midi !

L’appel du 18 juin contre la LPPR !

Ce jeudi 18 juin le projet de LPPR était examiné par le CNESER, dans un calendrier de pseudo-concertation menée à marche forcée par Frédérique Vidal. Les Facs et Labos en Lutte étaient là, pour dire une fois encore leur refus de la LPPR, leur refus de la précarisation et de la privatisation des services publics de l'enseignement supérieur et de la recherche. Nous avons besoin de postes et de financements, maintenant ! Retour en images sur les interventions.

Pour la rentrée 2020, les universités et les laboratoires de recherche ont plus que jamais besoin de moyens et de recrutements

"Un nouvel investissement dans la recherche publique est indispensable pour proposer des solutions scientifiques à la crise sanitaire, politique et écologique hors de toutes pressions des lobbys. Plus que jamais nous avons besoin d’une recherche et d’un enseignement supérieur publics, gratuits et de qualité." Signez et diffusez la tribune des Facs et Labos en Lutte !

Vers l’autonomie des étudiant∙es ? Le salaire étudiant comme outil de lutte contre la précarité : comparaisons européennes

En France, selon une étude faite par l’Observatoire national de la vie étudiante publiée en 2016, 22,7 % des étudiant·es disent avoir connu des grandes difficultés durant l’année, dont seulement 45% affirment avoir pu couvrir leurs besoins mensuels. En outre, un·e étudiant·e sur deux travaille et considère que cela est indispensable pour vivre. Selon un rapport de l’INSEE réalisé en 2016, 20% des étudiant·es vivent en dessous du seuil de pauvreté, et ce malgré la bourse ou les aides familiales. La bourse n’est-elle alors pas suffisante ? Qu’apporterait un salaire universel étudiant ? Permettrait-il de garantir l’égalité des chances ? Est-ce une utopie budgétaire comme le souligne nombre de ses détracteur·tricess ? Pourquoi n’a-t-elle pas été mise en place en France alors qu’elle est évoquée par les milieux militants étudiants depuis la charte de Grenoble en 1946 ? Que peut-on retenir des exemples scandinaves ?

Portraits de précaires – entretiens dessinés avec Cyril Pedrosa

“C'est une logique où on est en permanence en train d'écrire des projets, de faire des candidatures, de se vendre”, “on voit que c’est des sujets super sensibles quand on commence à libérer la parole là-dessus”, "on n’avait pas de salaire mensuel, ça veut dire qu’on cotise pas pour le chômage, qu’on cotise pas pour la retraite". A la fin du mois de février 2020, en plein cœur de la mobilisation des facs et labos, plusieurs jeunes chercheur·ses et enseignantes-chercheuses confronté·es à la précarité ont accepté de partager leurs expériences. Cyril Pedrosa a réalisé les portraits qui accompagnent et incarnent leurs voix.

Enquête militante sur les conditions de vie et de travail des doctorant·es et docteur·es face à l’état d’urgence sanitaire

Depuis la mise en place du confinement (décret du 16 mars 2020) et l'adoption de l'état d'urgence sanitaire (loi du 23 mars 2020) en réponse à l'épidémie de Covid-19, les doctorant·es et docteur·es, précaires, sont nombreux·ses à devoir poursuivre leurs travaux de recherche en « télétravail » depuis leur lieu de résidence, à être soumis·es à l'injonction d'assurer la « continuité pédagogique », à devoir se plier aux calendriers des campagnes de recrutement ou encore aux exigences des écoles doctorales et des comités de thèse pour la réinscription en doctorat. Dans ces conditions, pouvons-nous tou·tes réellement répondre à ces différentes injonctions ?

Une caisse de solidarité contre la précarité !

Le confinement ayant contribué à aggraver la situation des membres les plus précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR), le comité de mobilisation des Facs et Labos en Lutte, en concertation avec des collectifs d'étudiant·es et de précaires, réuni·es en assemblée générale nationale le 27 mars, met en place une caisse de solidarité.