Lettre d’une fourmi à une ministre

"J'ai été sollicitée pour vous rencontrer et échanger avec vous sur les prolongations de contrats doctoraux, et plus généralement, sur les effets de la crise sanitaire sur la recherche. Après avoir mûri ma réflexion, j'ai finalement décidé de ne pas venir vous rencontrer. [...] Une pétition circule pour demander votre démission. À ce jour, 21567 personnes l'ont signée. J'en fais partie."

Refusons la police dans les universités, en Grèce aussi !

Nous publions ce texte collectif, rédigé par des collègues enseignant·es et chercheur·es en Grèce, dans le cadre de la mobilisation étudiante et enseignante en cours contre le projet de loi porté par les Ministères de l’Éducation et de la Protection du citoyen visant à instaurer un corps spécial de policiers pour patrouiller dans les universités. Des manifestations ont eu lieu notamment les jeudi 14 et 21 janvier 2021 à Athènes, Thessalonique, Ioannina et Patras, pour s’opposer à ce projet de loi sécuritaire, à la répression des mouvements étudiants, et réclamer plus d’autonomie et de moyens pour les universités et la jeunesse.

(Pas) bienvenu en France : soutien économique et politique à notre collègue menacé d’expulsion !

Un jeune docteur sénégalais, après dix ans d'étude et de travail en France, vient de recevoir une obligation de quitter le territoire français (OQTF), alors même qu'il a un emploi et participe à deux projets de recherche. L'Etat français expulserait-il ses propres travailleurs ? La solidarité s'organise, localement et nationalement !

« Visa Passeport Talent Chercheur » : make ESR xénophobic (yet) again

Alors que se termine la campagne de recrutement toujours plus sélective à l’université, les doctorant·es et docteur·es sans postes étrangèr·es renouvellent leurs demandes de visa pour l’année universitaire à venir. Pour beaucoup, l’application du récent décret du 23 janvier 2020 constitue une restriction sévère des conditions d’accès au visa chercheur·se.

Le 8 juillet des Facs et Labos en Lutte !

Ce mercredi 8 juillet, les Facs et Labos en Lutte se sont rassemblés, contre la LPPR, contre "Bienvenue en France", contre toutes les attaques que subissent les services publics de l'enseignement supérieur et la recherche. Nous sommes là, nous serons toujours là, pour une recherche et une université publiques, ouvertes à tou·tes et émancipatrices ! Toutes les vidéos des interventions de ce rassemblement de lutte et de fête sont à retrouver sur cette page. Au bas de la page, nous publions quelques photos ainsi que les textes que nous ont fait parvenir des personnes qui souhaitaient être présentes mais n'ont hélas pas pu.

La bombe de la dette étudiante a-t-elle explosé ?

L’enseignement supérieur global est en crise. Si la pandémie a frappé une économie mondiale déjà bien mal en point, l’enseignement supérieur « payant » est particulièrement touché : les échanges internationaux d’étudiant-es – les plus profitables – sont en berne, en même temps que la fermeture des campus réduit fortement l’attractivité de diplômes hors de prix.

La LPPR est de retour, nous aussi ! Communiqué de la rencontre numérique des Facs et des Labos en Lutte du 6 juin

Ce 6 juin, la rencontre numérique des Facs et Labos en Lutte a réuni jusqu'à 150 personnes, représentant 42 établissements. Si le confinement a brutalement interrompu notre mobilisation menée depuis décembre contre la réforme des retraites et le projet de Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR), après que nous avons été des dizaines de milliers en grève et dans les rues de toutes les villes universitaires de France, notre action a néanmoins perduré et pris d'autres formes. Nous, les Facs et Labos en Lutte, appelons à des mobilisations, dont les formes restent à déterminer, les 12 et 17 juin. Nous appelons également à rejoindre la manifestation pour les services publics de la santé le 16 juin, en formant un cortège des Facs et Labos en Lutte.

« En résidence CROUS ou dans les palais de la République, les priorités ne sont pas les mêmes »

Aujourd’hui, la Confinée Libérée donne à la parole à S., syndiquée à Solidaires Etudiant·es, assistante d'éducation (AED) dans un collège et étudiante en M2 de sciences politiques à l’Université Paris 8. Elle revient sur la précarité étudiante, en s’appuyant sur le récit et les analyses des mobilisations du mois de novembre suite à l’immolation d’un étudiant de Lyon II, jusqu’aux dernières initiatives qui ont émergé depuis le début de la crise sanitaire et du confinement, pour assurer la distribution de colis alimentaires aux étudiant·es.

Sous-traitance = maltraitance dans nos facs et labos

La sous-traitance - en particulier pour les personnels de sécurité, de ménage, d'accueil et de restauration - est de plus en plus importante dans l’enseignement supérieur et la recherche (ESR). De manière structurelle, les conditions de travail de ces travailleurs et travailleuses sont catastrophiques : salaires extrêmement faibles, travail dissimulé, marchandage, sanctions et licenciements abusifs, endettement des salarié·es auprès des entreprises... Si de nombreuses personnes salariées de l’ESR, ont eu accès au télétravail, les employé·es de la sous-traitance travaillent quotidiennement sur les sites qui sont restés ouverts, notamment pour faire du travail inutile dans le contexte de pandémie. Certain·es doivent même travailler davantage : « Profiter de l’absence des cadres pour faire le ménage de printemps dans les bureaux » ! Ils et elles travaillent sans information fiable sur le COVID-19 et sans matériel approprié, en prenant les transports en commun pendant de longues heures afin de rejoindre leur lieu de travail.

Retour d’expérience #1 : quand la lutte confinée prend la forme d’un podcast

Tous les jeudis, la Confinée Libérée donne la parole aux comités de mobilisation locaux pour des retours d’expérience sur le thème “comment continuer à lutter en temps de confinement ?” Pour ouvrir cette rubrique, nous laissons la parole à l’un des collectifs de lutte de l’Université Paris 8, les Radicools, qui nous ont fait rire avec leurs visuels délirants pendant la grève. Aujourd’hui ielles poursuivent leur projet avec un podcast politique, touchant, drôle… Indispensable ! Ielles nous racontent cette expérience et nous donnent même tous les conseils nécessaires pour suivre leur exemple ! Nous les remercions d’avoir pris le temps de répondre à ces questions.