Une université ouverte, combien ça coûte ?

Après des mois de refus de mettre en discussion le contenu de la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR), la Ministre de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche (ESR) entend la faire voter à marche forcée. Nous présentons ici les revendications chiffrées des Facs et Labos en Lutte. Elles correspondent largement à l'avis du … Lire la suite de Une université ouverte, combien ça coûte ?

La bombe de la dette étudiante a-t-elle explosé ?

L’enseignement supérieur global est en crise. Si la pandémie a frappé une économie mondiale déjà bien mal en point, l’enseignement supérieur « payant » est particulièrement touché : les échanges internationaux d’étudiant-es – les plus profitables – sont en berne, en même temps que la fermeture des campus réduit fortement l’attractivité de diplômes hors de prix.

La LPPR est de retour, nous aussi ! Communiqué de la rencontre numérique des Facs et des Labos en Lutte du 6 juin

Ce 6 juin, la rencontre numérique des Facs et Labos en Lutte a réuni jusqu'à 150 personnes, représentant 42 établissements. Si le confinement a brutalement interrompu notre mobilisation menée depuis décembre contre la réforme des retraites et le projet de Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR), après que nous avons été des dizaines de milliers en grève et dans les rues de toutes les villes universitaires de France, notre action a néanmoins perduré et pris d'autres formes. Nous, les Facs et Labos en Lutte, appelons à des mobilisations, dont les formes restent à déterminer, les 12 et 17 juin. Nous appelons également à rejoindre la manifestation pour les services publics de la santé le 16 juin, en formant un cortège des Facs et Labos en Lutte.

Facs et Labos en Lutte : une mobilisation féministe ? Retour d’expérience par celles qui l’ont vécue

Durant la mobilisation de cet hiver, dans les facs et dans les labos comme ailleurs, les femmes ont été particulièrement actives, et ce dans des rôles pas toujours conformes aux stéréotypes de genre : dans les assemblées générales et les coordinations nationales, elles intervenaient voire introduisaient les discussions, elles n’hésitaient pas à apparaître dans les médias, occupaient l’espace de la parole en réunion, etc. Les premières initiatives pour l’emploi scientifique et contre la LPPR ont d’ailleurs été portées avant tout par des femmes, qui ont assumé un rôle d’organisatrices syndicales et politiques. Cette contribution collective propose un retour sur cette lutte, en analysant nos pratiques afin de saisir comment cette dynamique féministe a pu émerger et être perpétuée au sein du mouvement. L’enjeu est moins de livrer une analyse réflexive approfondie de cette séquence militante - qui se poursuit toujours, bien que sous d’autres formes, du fait du confinement - ce qui nécessiterait une plus grande prise de recul, que de consigner nos expériences d’organisation et de mobilisation, afin d’en laisser une trace qui pourrait être utile aux luttes à venir.