Comment (ne pas) payer les vacataires confiné·es

Le ministère a décider de ne pas rémunérer les heures d’enseignement des vacataires qui étaient prévues dans les emplois du temps, mais qui n’ont pas pu être assurées du fait de la fermeture des universités face à l'épidémie de COVID-19. Pour compenser ces pertes de salaires, le MESRI ouvre la possibilité de rémunérer des “tâches nouvelles”, pour certain·es seulement. Explications.

Confiné·es et exilé·es : l’inquiétude des étudiant·es étrangèr·es face au COVID-19

Plus de 300 000 étudiant·es étrangèr·es sont venu·es étudier dans une université française cette année. Si le confinement a approfondi et révélé de nombreuses inégalités dans la société française, celles-ci sont d’autant plus flagrantes dans le cas des étudiant·es étrangèr·es, qui vivent déjà d’ordinaire dans une grande précarité économique et juridique. Force est de constater que l'épidémie de COVID-19 et les règles du confinement mises en place durant ces deux dernières semaines ont provoqué un durcissement accru des conditions de vie des étudiant·es étrangèr·es.

En confinement : les précaires de l’ESR encore plus précaires… et en colère !

Les annonces de mesures d’urgence de Macron ne nous prennent pas en compte, comme elles ne prennent pas en compte nos étudiant·es. Elles s’adressent aux actionnaires et aux institutions financières qu’il s’agit de rassurer à tout prix afin d’éviter un effondrement boursier généralisé, et laissent de côté l’immense majorité de la population. Continuons à organiser la lutte et la solidarité, au sein des universités et aux côtés des autres secteurs mobilisés, en cette période qui appelle plus que jamais au renforcement de nos solidarités !

Dix jours de confinement – édito #1 de la Confinée Libérée

État d’urgence sanitaire À entendre ses prises de paroles télévisées, on aurait pu croire au premier abord que la crise du COVID-19 était, pour Emmanuel Macron, un chemin de Damas sur lequel il aurait eu une révélation, rencontré un prophète dénommé Keynes ou Marx. Ainsi, le président a promis qu’il saurait tirer les leçons de … Lire la suite de Dix jours de confinement – édito #1 de la Confinée Libérée

5 milliards : des effets d’annonce mais toujours pas de moyens pour la recherche !

Les effets d’annonce d’Emmanuel Macron en pleine crise du coronavirus renforcent notre colère et notre détermination : nous voulons des moyens et des postes pour produire une recherche de qualité maintenant ! Nous exigeons, pour arriver à l’objectif minimal de 1% du PIB dédié à la recherche publique, 10 milliards, immédiatement et dans les trois années à venir, sous forme de titularisations de chercheur·ses précaires, de créations de postes et d’augmentation des crédits aux laboratoires publics.

Contre la pandémie : des moyens durables pour nos services publics !

Communiqué du 14 mars 2020 du comité de mobilisation des facs et labos en lutte. La crise sanitaire révèle les conséquences dramatiques de ces réformes, autant que l’absolue nécessité de se battre pour nos services publics et nos solidarités. Les universités ferment, nos luttes continuent !

Coronavirus : la science ne marche pas dans l’urgence !

Dans mon équipe, nous avons participé à des réseaux collaboratifs européens, ce qui nous a conduits à trouver des résultats dès 2004. Mais, en recherche virale, en Europe comme en France, la tendance est plutôt à mettre le paquet en cas d’épidémie et, ensuite, on oublie. Dès 2006, l’intérêt des politiques pour le SARS-CoV avait disparu ; on ignorait s’il allait revenir. L’Europe s’est désengagée de ces grands projets d’anticipation au nom de la satisfaction du contribuable. Désormais, quand un virus émerge, on demande aux chercheur·ses de se mobiliser en urgence et de trouver une solution pour le lendemain.

Sur les transformations en profondeur du travail et de l’emploi des statuts et des métiers des BIATSS et IT depuis la LRU

Les personnels ingénieurs, administratifs, techniques, sociaux et de santé et des bibliothèques voient leur travail souvent invisibilisé dans les discours politiques sur l'enseignement supérieur et la recherche. Ils sont pourtant centraux dans l'organisation des enseignements, le suivi des étudiant.e.s, le bon fonctionnement des établissements, mais aussi dans le recueil de financements, la mise en œuvre des travaux de recherches avec la réalisation de manipulation ou d'objets scientifiques, la collecte, le suivi et le traitement des données. Ce texte vise à poser certains jalons pour comprendre les effets du détricotage du service public d'enseignement supérieur et de recherche depuis vingt ans, et leurs effets sur ses travailleuses et travailleurs.

Les analyses sont formelles : il faut agir vite et fort !

Ces derniers jours, de nouveaux textes précisent les intentions de Frédérique Vidal (ou plutôt de Bercy) et les modalités de l'approfondissement, souhaité par le gouvernement, de la logique de néolibéralisation de l'université et de la recherche. Une fois ces analyses prises en compte, un conclusion s'impose : nous avons agir maintenant pour sauver l'université et la recherche publiques !

Interpellée par les facs et labos en lutte, Vidal précise les orientations de la LPPR et c’est brutal !

Dans le cadre des journées sciences humaines et sociales (SHS) organisées par l'Agence nationale de la recherche les 25 et 26 février, des chercheur·ses et enseignant·ses-chercheur·ses en lutte sont intervenu·es pour interpeller la ministre sur la loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR), le financement de la recherche et la politique de l'emploi scientifique. Cet échange a eu le mérite de faire tomber les masques.

Tout est déjà en place pour détruire l’université et la recherche publiques

Voici quelques citations extraites du rapport Le pilotage et la maîtrise de la masse salariale des universités, rendu par l'inspection générale des finances et l'inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche, en avril 2019. Elles ont été choisies et commentées par Pierre Ouzoulias, Sénateur des Hauts-de-Seine.