Avenir de la géographie, présent des géographes

"Comment penser l’avenir de notre discipline, quand, à plus de 30 ans, nous ne sommes toujours pas en mesure de nous projeter dans le nôtre ?" C'est une des questions posées par trois "jeunes" géographes lors du discours d'ouverture, en juillet dernier, du congrès scientifique organisé à l'occasion du centenaire de l'Union géographique internationale. Le comité de pilotage du congrès les avait sollicitées, en tant que récipiendaires ou accessit du prix de thèse du Comité national français de géographie, pour une intervention sur le thème des "Pensées émergentes en Géographie", intervention qu'elles ont fait le choix d'articuler notamment autour des conditions matérielles de travail, dans un contexte de réduction des financements et de précarisation des personnels de la recherche publique.

« Précaires et syndicats : lutter ensemble ? » Analyse

En amont des Assises de la Précarité dans l'ESR du 30 mars 2022, la page Facebook “Précarités de l’ESR mobilisées” a diffusé un questionnaire sur les relations entre personnels précaires (organisé·es en collectifs ou non) et les syndicats de travailleur·ses de l'ESR. Voici les résultats de ce questionnaire et une analyse, produite en collaboration avec des titulaires et non-titulaires de l'ESR, syndiqué·es à Sud Éducation et au SNESUP.

Bienvenue en Macronie – Archives de la lutte contre « Bienvenue en France »

Université Ouverte lance son podcast, sur la plateforme Spectre. Dans ce premier épisode d’Amphi Z, nous plongeons dans nos archives pour retracer la puissante mobilisation des Carrés Rouges contre “Bienvenue en France” et sa hausse vertigineuse des frais d’inscription à l’université pour les étudiant·es étranger·es. Colères, mobilisations collectives, manifestations Gilets Jaunes, victoires et défaites : nous revenons avec vous sur cette lutte qui a vu naître Université Ouverte.

Assises de la précarité dans l’ESR

Les assises contre la précarité sont ouvertes à tou·tes, et bien sûr notamment à l'ensemble des personnels non-titulaires des établissements, qu'iels soient contractuel·les ou vacataires. Pour en finir avec la précarité des personnels de l'enseignement supérieur et de la recherche, il nous faut construire collectivement des modalités d'action et d'organisation renouvelées. C'est l'un des principaux objectifs de ces assises.

« Bienvenue en France » : attirer ou trier ?

Sans rien renier de leur obsession du "risque migratoire" , les pouvoirs publics ont, avec l’élaboration du plan "Bienvenue en France" en 2018, érigé la marchandisation de l’enseignement et de la recherche en nouveau paradigme de la politique universitaire. Faire payer plus cher pour attirer davantage est, en somme, la nouvelle stratégie d’attraction, aussi paradoxale qu’inégalitaire, appliquée à celles et ceux souhaitant étudier en France.

« Les systèmes universitaires reposant sur les frais d’inscription ont démontré les dégâts qu’ils pouvaient produire de par le monde »

La hausse des droits d’inscription à l’université, revenue récemment dans le débat, avait déjà fait l’objet d’une note issue de la première campagne présidentielle d’Emmanuelle Macron, rappellent, dans une tribune au « Monde », les professeurs d’économie Hugo Harari- Kermadec et David Flacher. Ils jugent cette mesure profondément inégalitaire.

Le « luxe » des doctorant·es contractuel·les

Caroline Chamard-Heim et Philippe Yolka, deux professeur·es de droit public ont publié en juillet dernier un texte alors passé inaperçu dans l’AJDA (2021, no28), une revue juridique. Le titre indique bien le contenu : « La bourse et la (belle) vie ». On y apprend que de plus en plus de doctorant·es quitteraient l’université après avoir reçu le bénéfice d’un contrat doctoral sans soutenir leur thèse, entraînant un « gaspillage de l’argent public » engagé, en sus des « coûts environnés » causés par l’activité doctorale pour les universités. Réponse d'un·e doctorant·e écoeuré·e.

Précaires de l’ESR en grève illimitée à partir du 5 octobre !

Contrats Emplois Étudiants (CEE) à l'Université Paris 8, nous serons en grève illimitée et reconductible à partir du 5 octobre pour visibiliser, défendre et se battre pour nos conditions de travail. Précaires de l'ESR DTR VNR P8, nous sommes le charbon de la locomotive ! Se lever pour 1200 c'est insultant, mais se lever pour 350 aussi ! Tes promesses j'm'en fiche, j'veux un chèque !