La ministre Vidal doit démissionner ! Plus de 14 000 universitaires le réclament.

Parce que nous défendons une université ouverte, défendons nos libertés académiques contre cette menace d'une répression intellectuelle, œuvrons pour soutenir au mieux les étudiant·es dans cette crise sanitaire et sociale, refusons le discrédit que tente de faire porter Madame Vidal sur le monde de la recherche et enjoignons toute la communauté scientifique à nous rejoindre pour demander avec force sa démission.

Refusons la police dans les universités, en Grèce aussi !

Nous publions ce texte collectif, rédigé par des collègues enseignant·es et chercheur·es en Grèce, dans le cadre de la mobilisation étudiante et enseignante en cours contre le projet de loi porté par les Ministères de l’Éducation et de la Protection du citoyen visant à instaurer un corps spécial de policiers pour patrouiller dans les universités. Des manifestations ont eu lieu notamment les jeudi 14 et 21 janvier 2021 à Athènes, Thessalonique, Ioannina et Patras, pour s’opposer à ce projet de loi sécuritaire, à la répression des mouvements étudiants, et réclamer plus d’autonomie et de moyens pour les universités et la jeunesse.

Suspendons la loi de programmation de la recherche : notre société exige beaucoup mieux !

Sans recherche, notre société n’a pas d’avenir. Non seulement la loi de programmation de la recherche (LPR) en cours d’examen au Parlement repose sur un budget insincère, mais elle accélère la précarisation des jeunes chercheur·ses et aggrave les inégalités territoriales, au risque de créer des déserts scientifiques. Par cette pétition, nous appelons le Sénat et le Conseil constitutionnel à suspendre le processus législatif jusqu’à la production d’un nouveau texte répondant aux attentes de notre société.

La bombe de la dette étudiante a-t-elle explosé ?

L’enseignement supérieur global est en crise. Si la pandémie a frappé une économie mondiale déjà bien mal en point, l’enseignement supérieur « payant » est particulièrement touché : les échanges internationaux d’étudiant-es – les plus profitables – sont en berne, en même temps que la fermeture des campus réduit fortement l’attractivité de diplômes hors de prix.