Assises de la précarité dans l’ESR

Les assises contre la précarité sont ouvertes à tou·tes, et bien sûr notamment à l'ensemble des personnels non-titulaires des établissements, qu'iels soient contractuel·les ou vacataires. Pour en finir avec la précarité des personnels de l'enseignement supérieur et de la recherche, il nous faut construire collectivement des modalités d'action et d'organisation renouvelées. C'est l'un des principaux objectifs de ces assises.

« Bienvenue en France » : attirer ou trier ?

Sans rien renier de leur obsession du "risque migratoire" , les pouvoirs publics ont, avec l’élaboration du plan "Bienvenue en France" en 2018, érigé la marchandisation de l’enseignement et de la recherche en nouveau paradigme de la politique universitaire. Faire payer plus cher pour attirer davantage est, en somme, la nouvelle stratégie d’attraction, aussi paradoxale qu’inégalitaire, appliquée à celles et ceux souhaitant étudier en France.

« Les systèmes universitaires reposant sur les frais d’inscription ont démontré les dégâts qu’ils pouvaient produire de par le monde »

La hausse des droits d’inscription à l’université, revenue récemment dans le débat, avait déjà fait l’objet d’une note issue de la première campagne présidentielle d’Emmanuelle Macron, rappellent, dans une tribune au « Monde », les professeurs d’économie Hugo Harari- Kermadec et David Flacher. Ils jugent cette mesure profondément inégalitaire.

La ministre Vidal doit démissionner ! Plus de 14 000 universitaires le réclament.

Parce que nous défendons une université ouverte, défendons nos libertés académiques contre cette menace d'une répression intellectuelle, œuvrons pour soutenir au mieux les étudiant·es dans cette crise sanitaire et sociale, refusons le discrédit que tente de faire porter Madame Vidal sur le monde de la recherche et enjoignons toute la communauté scientifique à nous rejoindre pour demander avec force sa démission.

Refusons la police dans les universités, en Grèce aussi !

Nous publions ce texte collectif, rédigé par des collègues enseignant·es et chercheur·es en Grèce, dans le cadre de la mobilisation étudiante et enseignante en cours contre le projet de loi porté par les Ministères de l’Éducation et de la Protection du citoyen visant à instaurer un corps spécial de policiers pour patrouiller dans les universités. Des manifestations ont eu lieu notamment les jeudi 14 et 21 janvier 2021 à Athènes, Thessalonique, Ioannina et Patras, pour s’opposer à ce projet de loi sécuritaire, à la répression des mouvements étudiants, et réclamer plus d’autonomie et de moyens pour les universités et la jeunesse.