Lettre d’une fourmi à une ministre

"J'ai été sollicitée pour vous rencontrer et échanger avec vous sur les prolongations de contrats doctoraux, et plus généralement, sur les effets de la crise sanitaire sur la recherche. Après avoir mûri ma réflexion, j'ai finalement décidé de ne pas venir vous rencontrer. [...] Une pétition circule pour demander votre démission. À ce jour, 21567 personnes l'ont signée. J'en fais partie."

Face à notre détresse, rassemblons-nous ! Jeudi 14 janvier 2021 place de la Sorbonne

Nous nous rassemblons ce jeudi 14 janvier 2021 à 14h, place de la Sorbonne, pour protester contre les partiels en présentiel à Sorbonne Université, contre le déni de nos responsables face à notre détresse, et contre leur politique de l’autruche qu’iels maintiennent depuis le début du semestre malgré les dysfonctionnements qu’on leur rapporte.

(Pas) bienvenu en France : soutien économique et politique à notre collègue menacé d’expulsion !

Un jeune docteur sénégalais, après dix ans d'étude et de travail en France, vient de recevoir une obligation de quitter le territoire français (OQTF), alors même qu'il a un emploi et participe à deux projets de recherche. L'Etat français expulserait-il ses propres travailleurs ? La solidarité s'organise, localement et nationalement !

« Le 10 décembre, manifestons ! »

Les organisations signataires appellent toutes et tous les étudiant·es et collègues à se réunir massivement en assemblées générales, à se mettre en grève le jeudi 10 décembre et à rejoindre les manifestations et rassemblements partout sur le territoire pour que la « loi de programmation de la recherche » ne soit pas promulguée et pour le retrait de la « loi de sécurité globale », pour la défense de nos droits et des libertés universitaires, pour la réouverture des universités aux étudiant·es avec les moyens humains et matériels nécessaires.

« Nous sommes en grève »

Nous, docteur·es et doctorant·es, vacataires et contractuel·les au département de sociologie de Dijon, prenons aujourd’hui la parole pour dire notre colère face aux dysfonctionnements structurels au sein de l'Université de Bourgogne, qui nous mettent, nous et nos collègues titulaires, dans des situations ubuesques. Nous tirons la sonnette d’alarme ! Pour celles et ceux qui se sentiraient désireux·ses de nous soutenir, et qui le peuvent, nous avons mis en place une caisse de grève afin d'éponger en partie la perte financière que recouvre notre engagement pour la fin d'année 2020.