Le 8 juillet des Facs et Labos en Lutte !

Ce mercredi 8 juillet, les Facs et Labos en Lutte se sont rassemblés, contre la LPPR, contre "Bienvenue en France", contre toutes les attaques que subissent les services publics de l'enseignement supérieur et la recherche. Nous sommes là, nous serons toujours là, pour une recherche et une université publiques, ouvertes à tou·tes et émancipatrices ! Toutes les vidéos des interventions de ce rassemblement de lutte et de fête sont à retrouver sur cette page. Au bas de la page, nous publions quelques photos ainsi que les textes que nous ont fait parvenir des personnes qui souhaitaient être présentes mais n'ont hélas pas pu.

« La loi sur la recherche est de retour ? Eh bien nous aussi »

Lisez l'article dans son intégralité dans Le Monde Campus.Après trois mois de pause dans leur mobilisation, quelque 400 chercheurs et étudiants se sont rassemblés à Paris, vendredi 12 juin, pour réclamer « l’abandon » de la future loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR). Le texte doit être présenté le 8 juillet en conseil des ministres. Les manifestants se … Lire la suite de « La loi sur la recherche est de retour ? Eh bien nous aussi »

La LPPR est de retour, nous aussi ! Communiqué de la rencontre numérique des Facs et des Labos en Lutte du 6 juin

Ce 6 juin, la rencontre numérique des Facs et Labos en Lutte a réuni jusqu'à 150 personnes, représentant 42 établissements. Si le confinement a brutalement interrompu notre mobilisation menée depuis décembre contre la réforme des retraites et le projet de Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR), après que nous avons été des dizaines de milliers en grève et dans les rues de toutes les villes universitaires de France, notre action a néanmoins perduré et pris d'autres formes. Nous, les Facs et Labos en Lutte, appelons à des mobilisations, dont les formes restent à déterminer, les 12 et 17 juin. Nous appelons également à rejoindre la manifestation pour les services publics de la santé le 16 juin, en formant un cortège des Facs et Labos en Lutte.

Pour la rentrée 2020, les universités et les laboratoires de recherche ont plus que jamais besoin de moyens et de recrutements

"Un nouvel investissement dans la recherche publique est indispensable pour proposer des solutions scientifiques à la crise sanitaire, politique et écologique hors de toutes pressions des lobbys. Plus que jamais nous avons besoin d’une recherche et d’un enseignement supérieur publics, gratuits et de qualité." Signez et diffusez la tribune des Facs et Labos en Lutte !

Étudiant·es confiné·es dans 9m² : précarité au carré

Si les résident·es des CROUS figurent déjà parmi les étudiant·es les moins privilégié·es – le statut de boursier est un prérequis à la demande – celles et ceux qui furent contraint·es de rester dans leur chambre à la mi-mars l’étaient donc encore moins. Cela a été confirmé dès les premiers jours du confinement lorsque le collectif Solidarité : Continuité Alimentaire a reçu plusieurs centaines de demandes de colis de produits d’alimentation et d’hygiène fondamentaux de la part des étudiant·es confiné·es dans les CROUS de Bordeaux. Depuis, la solidarité s'est organisée un peu partout.

« En résidence CROUS ou dans les palais de la République, les priorités ne sont pas les mêmes »

Aujourd’hui, la Confinée Libérée donne à la parole à S., syndiquée à Solidaires Etudiant·es, assistante d'éducation (AED) dans un collège et étudiante en M2 de sciences politiques à l’Université Paris 8. Elle revient sur la précarité étudiante, en s’appuyant sur le récit et les analyses des mobilisations du mois de novembre suite à l’immolation d’un étudiant de Lyon II, jusqu’aux dernières initiatives qui ont émergé depuis le début de la crise sanitaire et du confinement, pour assurer la distribution de colis alimentaires aux étudiant·es.

Vers l’autonomie des étudiant∙es ? Le salaire étudiant comme outil de lutte contre la précarité : comparaisons européennes

En France, selon une étude faite par l’Observatoire national de la vie étudiante publiée en 2016, 22,7 % des étudiant·es disent avoir connu des grandes difficultés durant l’année, dont seulement 45% affirment avoir pu couvrir leurs besoins mensuels. En outre, un·e étudiant·e sur deux travaille et considère que cela est indispensable pour vivre. Selon un rapport de l’INSEE réalisé en 2016, 20% des étudiant·es vivent en dessous du seuil de pauvreté, et ce malgré la bourse ou les aides familiales. La bourse n’est-elle alors pas suffisante ? Qu’apporterait un salaire universel étudiant ? Permettrait-il de garantir l’égalité des chances ? Est-ce une utopie budgétaire comme le souligne nombre de ses détracteur·tricess ? Pourquoi n’a-t-elle pas été mise en place en France alors qu’elle est évoquée par les milieux militants étudiants depuis la charte de Grenoble en 1946 ? Que peut-on retenir des exemples scandinaves ?

Portraits de précaires – entretiens dessinés avec Cyril Pedrosa

“C'est une logique où on est en permanence en train d'écrire des projets, de faire des candidatures, de se vendre”, “on voit que c’est des sujets super sensibles quand on commence à libérer la parole là-dessus”, "on n’avait pas de salaire mensuel, ça veut dire qu’on cotise pas pour le chômage, qu’on cotise pas pour la retraite". A la fin du mois de février 2020, en plein cœur de la mobilisation des facs et labos, plusieurs jeunes chercheur·ses et enseignantes-chercheuses confronté·es à la précarité ont accepté de partager leurs expériences. Cyril Pedrosa a réalisé les portraits qui accompagnent et incarnent leurs voix.

Le bateau coule mais pas de panique : la ministre organise les examens sur le pont !

Encore une fois, la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Frédérique Vidal, prend des positions inacceptables, sans concertation et sans considérer les réalités auxquelles font face étudiant·es et travailleur·ses de l'enseignement supérieur et de la recherche. Cette fois, les déclarations de la ministre portent sur les examens de fin de semestre, qu'elle souhaite maintenir coûte que coûte en faisant fi des inégalités entre étudiant·es, notamment face au numérique, qui sont exacerbées en cette période de confinement. Son refus d'apporter un minimum de sécurité et de tranquillité d'esprit aux étudiant·es en annonçant des modalités de validation du second semestre garanties pour tou·tes relève de la cruauté.

Enquête militante sur les conditions de vie et de travail des doctorant·es et docteur·es face à l’état d’urgence sanitaire

Depuis la mise en place du confinement (décret du 16 mars 2020) et l'adoption de l'état d'urgence sanitaire (loi du 23 mars 2020) en réponse à l'épidémie de Covid-19, les doctorant·es et docteur·es, précaires, sont nombreux·ses à devoir poursuivre leurs travaux de recherche en « télétravail » depuis leur lieu de résidence, à être soumis·es à l'injonction d'assurer la « continuité pédagogique », à devoir se plier aux calendriers des campagnes de recrutement ou encore aux exigences des écoles doctorales et des comités de thèse pour la réinscription en doctorat. Dans ces conditions, pouvons-nous tou·tes réellement répondre à ces différentes injonctions ?

Une caisse de solidarité contre la précarité !

Le confinement ayant contribué à aggraver la situation des membres les plus précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR), le comité de mobilisation des Facs et Labos en Lutte, en concertation avec des collectifs d'étudiant·es et de précaires, réuni·es en assemblée générale nationale le 27 mars, met en place une caisse de solidarité.

Sous-traitance = maltraitance dans nos facs et labos

La sous-traitance - en particulier pour les personnels de sécurité, de ménage, d'accueil et de restauration - est de plus en plus importante dans l’enseignement supérieur et la recherche (ESR). De manière structurelle, les conditions de travail de ces travailleurs et travailleuses sont catastrophiques : salaires extrêmement faibles, travail dissimulé, marchandage, sanctions et licenciements abusifs, endettement des salarié·es auprès des entreprises... Si de nombreuses personnes salariées de l’ESR, ont eu accès au télétravail, les employé·es de la sous-traitance travaillent quotidiennement sur les sites qui sont restés ouverts, notamment pour faire du travail inutile dans le contexte de pandémie. Certain·es doivent même travailler davantage : « Profiter de l’absence des cadres pour faire le ménage de printemps dans les bureaux » ! Ils et elles travaillent sans information fiable sur le COVID-19 et sans matériel approprié, en prenant les transports en commun pendant de longues heures afin de rejoindre leur lieu de travail.

Comment (ne pas) payer les vacataires confiné·es

Le ministère a décider de ne pas rémunérer les heures d’enseignement des vacataires qui étaient prévues dans les emplois du temps, mais qui n’ont pas pu être assurées du fait de la fermeture des universités face à l'épidémie de COVID-19. Pour compenser ces pertes de salaires, le MESRI ouvre la possibilité de rémunérer des “tâches nouvelles”, pour certain·es seulement. Explications.

Retour d’expérience #1 : quand la lutte confinée prend la forme d’un podcast

Tous les jeudis, la Confinée Libérée donne la parole aux comités de mobilisation locaux pour des retours d’expérience sur le thème “comment continuer à lutter en temps de confinement ?” Pour ouvrir cette rubrique, nous laissons la parole à l’un des collectifs de lutte de l’Université Paris 8, les Radicools, qui nous ont fait rire avec leurs visuels délirants pendant la grève. Aujourd’hui ielles poursuivent leur projet avec un podcast politique, touchant, drôle… Indispensable ! Ielles nous racontent cette expérience et nous donnent même tous les conseils nécessaires pour suivre leur exemple ! Nous les remercions d’avoir pris le temps de répondre à ces questions.