Les analyses sont formelles : il faut agir vite et fort !

Ces derniers jours, de nouveaux textes précisent les intentions de Frédérique Vidal (ou plutôt de Bercy) et les modalités de l'approfondissement, souhaité par le gouvernement, de la logique de néolibéralisation de l'université et de la recherche. Une fois ces analyses prises en compte, un conclusion s'impose : nous avons agir maintenant pour sauver l'université et la recherche publiques !

Interpellée par les facs et labos en lutte, Vidal précise les orientations de la LPPR et c'est brutal !

Dans le cadre des journées sciences humaines et sociales (SHS) organisées par l'Agence nationale de la recherche les 25 et 26 février, des chercheur·ses et enseignant·ses-chercheur·ses en lutte sont intervenu·es pour interpeller la ministre sur la loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR), le financement de la recherche et la politique de l'emploi scientifique. Cet échange a eu le mérite de faire tomber les masques.

Tout est déjà en place pour détruire l'université et la recherche publiques

Voici quelques citations extraites du rapport Le pilotage et la maîtrise de la masse salariale des universités, rendu par l'inspection générale des finances et l'inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche, en avril 2019. Elles ont été choisies et commentées par Pierre Ouzoulias, Sénateur des Hauts-de-Seine.

Action de visibilisation de la précarité mardi 11 février 2020

Lors de l’AG nationale des précaires de l’enseignement et de la recherche du samedi 1 février à Saint-Denis, il a été décidé de faire du 11 février une date pour rendre fortement visible la précarité dans les études, l’enseignement et la recherche. Le matin, nous appelons à des actions locales avec des piquets de grève massifs dans toutes les facs, IUT, institut, etc. L’après-midi sera l’occasion de nous rassembler toutes et tous dans un lieu central, à 16h, place de l’Hôtel de Ville, avec des précaires d’autres secteurs.

Communiqué de l'assemblée générale nationale des précaires de l'enseignement et de la recherche du 01/02/2020

Nous appelons tous⋅tes les précaires de l’enseignement et de la recherche à rejoindre la lutte, qu’iels soient vacataires, doctorant⋅es, contractuel⋅les ou stagiaires, qu’iels soient affecté⋅es à des missions techniques, d’ingénierie, d’administration, des bibliothèques, des services sociaux et de santé universitaires, d’enseignement, de recherche, et quelle que soit leur discipline, qu’iels relèvent des formations dites professionnalisantes comme de recherche, des sciences dites humaines et sociales comme de celles dites expérimentales, qu’iels soient à l’université, en IUT, en Institut de travail social, etc. Il en va de notre système de retraite, de notre avenir professionnel et de celui de l’université publique. Soyons à la hauteur de l’enjeu de cette grève !

Motion de la coordination nationale des facs et labos en lutte réunie les 1er et 2 février 2020 à Saint-Denis 

La coordination nationale des facs et labos en lutte réunie les 1er et 2 février 2020 à Saint-Denis, aux côtés d’autres secteurs en lutte, a rassemblé plus de 750 étudiant·es, enseignant·es et/ou chercheur·es appartenant à 82 disciplines, ingénieur·es, membres des personnels administratifs, techniques, sociaux, de santé et des bibliothèques (BIAT.O.SS, ITA), précaires ou titulaires, venu·es de nombreux établissements d’Île-de-France et de 33 autres agglomérations, ainsi que de 5 pays étrangers.

Tribune des précaires de l'enseignement et de la recherche

"En bref, nous ne sommes ni angoissé·es ni excité·es. Nous sommes déterminé·es et en colère. La revendication d’un plan de création massif de postes de titulaires (BIATSS, ITA, enseignant·e·s-chercheur·ses) constitue notre revendication centrale et doit devenir celle de l’ensemble de l’enseignement supérieur et de la recherche. Nous ne nous battrons pas pour d’autres revendications tant que celle-ci ne sera pas satisfaite. Nous exigeons de l’ensemble des titulaires qu’ils et elles nous rejoignent dans la grève des activités administratives, pédagogiques et scientifiques."