Le « luxe » des doctorant·es contractuel·les

Caroline Chamard-Heim et Philippe Yolka, deux professeur·es de droit public ont publié en juillet dernier un texte alors passé inaperçu dans l’AJDA (2021, no28), une revue juridique. Le titre indique bien le contenu : « La bourse et la (belle) vie ». On y apprend que de plus en plus de doctorant·es quitteraient l’université après avoir reçu le bénéfice d’un contrat doctoral sans soutenir leur thèse, entraînant un « gaspillage de l’argent public » engagé, en sus des « coûts environnés » causés par l’activité doctorale pour les universités. Réponse d'un·e doctorant·e écoeuré·e.

La rentrée sera ouverte ou ne sera pas : veille trimestrielle d’UO

Comme chaque fin d'année universitaire, l'ESR nous ramène toujours (trop) loin dans l'indécence, au point où l'on se demande à quoi bon refaire une rentrée dans ces conditions. Voici donc une rapide veille avant de plier nos bagages pour l'été, parce que la question nous taraude de plus en plus : et si on ne faisait pas de rentrée du tout ?

Surveiller et détruire : la politique universitaire d’Emmanuel Macron

La politique universitaire de Macron réduit les financements de l’ESR, ferme ses portes à de nombreux·ses étudiant·es, précarise ses travailleur·ses et fragilise les libertés académiques. Nous sommes aujourd’hui devant un choix de société : il s’agit pour nous de défendre une conception de l’enseignement supérieur et de la recherche, qui doit être un espace ouvert à tou·tes.

Situation de notre université : notre souffrance est politique.

Lettre ouverte des enseignants chercheurs titulaires au président de l’université Sorbonne Nouvelle. "Dans ces conditions, nous ne pouvons plus faire face. Nous sommes épuisé·es et indigné·es. Ces conditions de travail ont un impact sur notre santé, notre vie personnelle et le sens que nous donnons à notre métier. Nous ne sommes plus en mesure d’accompagner correctement nos étudiant·es et nos doctorant·es ainsi que nos collègues les plus précaires."

Lettre d’une fourmi à une ministre

"J'ai été sollicitée pour vous rencontrer et échanger avec vous sur les prolongations de contrats doctoraux, et plus généralement, sur les effets de la crise sanitaire sur la recherche. Après avoir mûri ma réflexion, j'ai finalement décidé de ne pas venir vous rencontrer. [...] Une pétition circule pour demander votre démission. À ce jour, 21567 personnes l'ont signée. J'en fais partie."