Plus de 300 000 étudiant·es étrangèr·es sont venu·es étudier dans une université française cette année. Si le confinement a approfondi et révélé de nombreuses inégalités dans la société française, celles-ci sont d’autant plus flagrantes dans le cas des étudiant·es étrangèr·es, qui vivent déjà d’ordinaire dans une grande précarité économique et juridique. Force est de constater que l'épidémie de COVID-19 et les règles du confinement mises en place durant ces deux dernières semaines ont provoqué un durcissement accru des conditions de vie des étudiant·es étrangèr·es.
Quand le confinement accroît les inégalités de genre
Le confinement creuse (encore) les inégalités de genre dans les carrières des enseignant·es-chercheur·ses et des chercheur·ses. En continuant le travail de mobilisation, même en temps de confinement, nous refusons ces logiques et nous nous tenons prêt·es pour la suite.
Pour le service public de la recherche, non à l’ANR !
Quel est le sens d’une recherche publique assignée à rechercher… des financements ? Nous voulons des financements pérennes pour assurer à tou·tes de bonnes conditions de travail, d’étude et de vie, pas des postes précaires et des projets ANR !
En confinement : les précaires de l’ESR encore plus précaires… et en colère !
Les annonces de mesures d’urgence de Macron ne nous prennent pas en compte, comme elles ne prennent pas en compte nos étudiant·es. Elles s’adressent aux actionnaires et aux institutions financières qu’il s’agit de rassurer à tout prix afin d’éviter un effondrement boursier généralisé, et laissent de côté l’immense majorité de la population. Continuons à organiser la lutte et la solidarité, au sein des universités et aux côtés des autres secteurs mobilisés, en cette période qui appelle plus que jamais au renforcement de nos solidarités !
Confiné·es, pas déconfit·es !
Confiné·es, nous organisons nos solidarités et nos luttes ! Nous devons le faire savoir aussi largement que possible. Pour nous aider, Fred Sochard a imaginé une nouvelle illustration, à afficher partout !
5 milliards : des effets d’annonce mais toujours pas de moyens pour la recherche !
Les effets d’annonce d’Emmanuel Macron en pleine crise du coronavirus renforcent notre colère et notre détermination : nous voulons des moyens et des postes pour produire une recherche de qualité maintenant ! Nous exigeons, pour arriver à l’objectif minimal de 1% du PIB dédié à la recherche publique, 10 milliards, immédiatement et dans les trois années à venir, sous forme de titularisations de chercheur·ses précaires, de créations de postes et d’augmentation des crédits aux laboratoires publics.
Confiné·es, organisons nos solidarités et nos luttes !
Aujourd'hui, nous devons nous organiser pour nous protéger tou·tes dans ces terribles circonstances, mais aussi pour être plus fort·es que jamais quand nous aurons collectivement vaincu l'épidémie. Nous avons des services publics à rebâtir !
Contre la pandémie : des moyens durables pour nos services publics !
Communiqué du 14 mars 2020 du comité de mobilisation des facs et labos en lutte. La crise sanitaire révèle les conséquences dramatiques de ces réformes, autant que l’absolue nécessité de se battre pour nos services publics et nos solidarités. Les universités ferment, nos luttes continuent !
La LPPR s’invite aux 10 ans de l’ICM !
Le 10 mars 2020, La Part Précaire de la Recherche (LPPR) s’est invitée à inauguration de l'exposition des 10 ans de l’ICM (Institut du Cerveau et de la Moelle épinière). Texte, photos et vidéo.
Communiqué de l’assemblée générale nationale des précaires de l’ESR – 6 mars 2020 – Nanterre
Ce n’est pas la grève qui pénalise les étudiant·es et les précaires, mais bien le passage en force de contre-réformes qui accentuent la casse du service public universitaire et de notre modèle de protection sociale. Pas de retrait, pas de rentrée ! Il nous faut être à la hauteur de cet enjeu historique. Prenons notre place dans la mobilisation nationale tout au long du mois de mars !
Pour une université ouverte, émancipatrice et internationale
Tribune collective du 6 mars 2020 sur Regards.fr Nous, étudiant·es, doctorant·es, ingénieur·es, technicien·nes, personnel·les administratif·ves, enseignant·es et chercheur·ses, étrangèr·es et français·es, combattons, avec tous les autres secteurs actuellement en lutte, la réforme des retraites et, plus généralement, la destruction des services publics et des systèmes de solidarité qui touchent les travailleuses et travailleurs du public … Lire la suite de Pour une université ouverte, émancipatrice et internationale
Retraites, LPPR : le 8 mars, on se lève et on se barre !
Depuis le 5 décembre, les femmes sont à la pointe du mouvement social contre la contre-réforme des retraites, le projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR), et mobilisées contre la violence systémique qu’elles subissent.
Coronavirus : la science ne marche pas dans l’urgence !
Dans mon équipe, nous avons participé à des réseaux collaboratifs européens, ce qui nous a conduits à trouver des résultats dès 2004. Mais, en recherche virale, en Europe comme en France, la tendance est plutôt à mettre le paquet en cas d’épidémie et, ensuite, on oublie. Dès 2006, l’intérêt des politiques pour le SARS-CoV avait disparu ; on ignorait s’il allait revenir. L’Europe s’est désengagée de ces grands projets d’anticipation au nom de la satisfaction du contribuable. Désormais, quand un virus émerge, on demande aux chercheur·ses de se mobiliser en urgence et de trouver une solution pour le lendemain.
800 universitaires menacent de démissionner collectivement de leurs responsabilités
Plus de 800 universitaires menacent de démissionner collectivement de leurs responsabilités administratives pour protester contre le projet de Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR), dans une tribune publiée le 3 mars 2020 dans Le Monde.
Sur les transformations en profondeur du travail et de l’emploi des statuts et des métiers des BIATSS et IT depuis la LRU
Les personnels ingénieurs, administratifs, techniques, sociaux et de santé et des bibliothèques voient leur travail souvent invisibilisé dans les discours politiques sur l'enseignement supérieur et la recherche. Ils sont pourtant centraux dans l'organisation des enseignements, le suivi des étudiant.e.s, le bon fonctionnement des établissements, mais aussi dans le recueil de financements, la mise en œuvre des travaux de recherches avec la réalisation de manipulation ou d'objets scientifiques, la collecte, le suivi et le traitement des données. Ce texte vise à poser certains jalons pour comprendre les effets du détricotage du service public d'enseignement supérieur et de recherche depuis vingt ans, et leurs effets sur ses travailleuses et travailleurs.
