Face à la crise écologique, la recherche doit être publique et indépendante !

Au-delà de la pandémie actuelle, nos organisations sociales sont face à un défi gigantesque : limiter la destruction écologique liée aux activités humaines (effondrement de la biodiversité, changement climatique, pollutions de l’air, des sols, de l’eau…) et s’adapter à des conditions de vies d’ores et déjà modifiées. La recherche scientifique et la diffusion des savoirs ont été des éléments majeurs dans la formalisation de ces problématiques. Hendrik Davi, chercheur en écologie, aborde dans cette interview comment faire le lien aujourd’hui entre science et société pour faire face à ce défi, et comment les conditions de travail de l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) en France impactent directement la plus ou moins grande réussite de cette mise en lien.

« En résidence CROUS ou dans les palais de la République, les priorités ne sont pas les mêmes »

Aujourd’hui, la Confinée Libérée donne à la parole à S., syndiquée à Solidaires Etudiant·es, assistante d'éducation (AED) dans un collège et étudiante en M2 de sciences politiques à l’Université Paris 8. Elle revient sur la précarité étudiante, en s’appuyant sur le récit et les analyses des mobilisations du mois de novembre suite à l’immolation d’un étudiant de Lyon II, jusqu’aux dernières initiatives qui ont émergé depuis le début de la crise sanitaire et du confinement, pour assurer la distribution de colis alimentaires aux étudiant·es.

Vers l’autonomie des étudiant∙es ? Le salaire étudiant comme outil de lutte contre la précarité : comparaisons européennes

En France, selon une étude faite par l’Observatoire national de la vie étudiante publiée en 2016, 22,7 % des étudiant·es disent avoir connu des grandes difficultés durant l’année, dont seulement 45% affirment avoir pu couvrir leurs besoins mensuels. En outre, un·e étudiant·e sur deux travaille et considère que cela est indispensable pour vivre. Selon un rapport de l’INSEE réalisé en 2016, 20% des étudiant·es vivent en dessous du seuil de pauvreté, et ce malgré la bourse ou les aides familiales. La bourse n’est-elle alors pas suffisante ? Qu’apporterait un salaire universel étudiant ? Permettrait-il de garantir l’égalité des chances ? Est-ce une utopie budgétaire comme le souligne nombre de ses détracteur·tricess ? Pourquoi n’a-t-elle pas été mise en place en France alors qu’elle est évoquée par les milieux militants étudiants depuis la charte de Grenoble en 1946 ? Que peut-on retenir des exemples scandinaves ?

Chroniques d’une apocalypse universitaire annoncée – épisode 2

2025, le monde a été transformé par une pandémie mondiale, dont la gestion sociale et politique désastreuse a bouleversé la société. La nouvelle fiction des Facs et Labos en Lutte explore un futur possible de l’enseignement supérieur et de la recherche. L’épisode 2 raconte “les jours d’après” : l’annonce du confinement, les réactions insolites dans l’ESR et la mise en place de la “continuité pédagogique”.

Portraits de précaires – entretiens dessinés avec Cyril Pedrosa

“C'est une logique où on est en permanence en train d'écrire des projets, de faire des candidatures, de se vendre”, “on voit que c’est des sujets super sensibles quand on commence à libérer la parole là-dessus”, "on n’avait pas de salaire mensuel, ça veut dire qu’on cotise pas pour le chômage, qu’on cotise pas pour la retraite". A la fin du mois de février 2020, en plein cœur de la mobilisation des facs et labos, plusieurs jeunes chercheur·ses et enseignantes-chercheuses confronté·es à la précarité ont accepté de partager leurs expériences. Cyril Pedrosa a réalisé les portraits qui accompagnent et incarnent leurs voix.

Le bateau coule mais pas de panique : la ministre organise les examens sur le pont !

Encore une fois, la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Frédérique Vidal, prend des positions inacceptables, sans concertation et sans considérer les réalités auxquelles font face étudiant·es et travailleur·ses de l'enseignement supérieur et de la recherche. Cette fois, les déclarations de la ministre portent sur les examens de fin de semestre, qu'elle souhaite maintenir coûte que coûte en faisant fi des inégalités entre étudiant·es, notamment face au numérique, qui sont exacerbées en cette période de confinement. Son refus d'apporter un minimum de sécurité et de tranquillité d'esprit aux étudiant·es en annonçant des modalités de validation du second semestre garanties pour tou·tes relève de la cruauté.

Imaginer la suite – édito #3 de la Confinée Libérée

Aujourd’hui, il est difficile d’imaginer ce que seront l’université et la recherche dans les prochains mois. Dans quelles conditions la rentrée 2020 pourra-t-elle avoir lieu ? Comment organiserons-nous nos luttes après le déconfinement, alors que “l’urgence sanitaire” se prolongera, et interdira sans doute les rassemblements ? Quelles stratégies de luttes collectives pourrons-nous élaborer avec les autres secteurs, en particulier les autres services publics ? D’ores et déjà, il nous faut reprendre les discussions au sein de nos collectifs pour préparer une rentrée universitaire et sociale à la hauteur des défis qui nous font face !

Enquête militante sur les conditions de vie et de travail des doctorant·es et docteur·es face à l’état d’urgence sanitaire

Depuis la mise en place du confinement (décret du 16 mars 2020) et l'adoption de l'état d'urgence sanitaire (loi du 23 mars 2020) en réponse à l'épidémie de Covid-19, les doctorant·es et docteur·es, précaires, sont nombreux·ses à devoir poursuivre leurs travaux de recherche en « télétravail » depuis leur lieu de résidence, à être soumis·es à l'injonction d'assurer la « continuité pédagogique », à devoir se plier aux calendriers des campagnes de recrutement ou encore aux exigences des écoles doctorales et des comités de thèse pour la réinscription en doctorat. Dans ces conditions, pouvons-nous tou·tes réellement répondre à ces différentes injonctions ?

Chroniques d’une apocalypse universitaire annoncée – épisode 1

2025, le monde a été transformé par une pandémie mondiale, dont la gestion sociale et politique désastreuse a bouleversé la société. La nouvelle fiction des Facs et Labos en Lutte explore un futur possible de l’enseignement supérieur et de la recherche. Pour cet épisode 1, nous remontons le temps jusqu'au “jour où tout s’est arrêté”.

Appel solennel à cesser de prendre toute mesure non-urgente en période de confinement

Nous, membres des universités et des EPST, syndicats, sociétés savantes et collectifs de l’enseignement supérieur et de la recherche, demandons solennellement que le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, s’abstienne de prendre toute mesure réglementaire qui ne soit pas justifiée par l’épidémie de COVID-19, en particulier celles qui modifient le Code de l’éducation, le Code de la recherche et les statuts des personnels.

La Confinée Libérée reprend son souffle

Aujourd’hui, c’est l’équipe de rédaction de la Confinée Libérée qui s’adresse directement à vous, chèr·es lecteurices. Depuis le début du confinement, nous avons tou·tes été bouleversé·es dans nos vies et dans nos modes de lutte. Si les inégalités structurelles dans l’ESR se sont vues renforcées - inégalités de genre, de statuts, de conditions matérielles d’existence, etc. … Lire la suite de La Confinée Libérée reprend son souffle

Une caisse de solidarité contre la précarité !

Le confinement ayant contribué à aggraver la situation des membres les plus précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR), le comité de mobilisation des Facs et Labos en Lutte, en concertation avec des collectifs d'étudiant·es et de précaires, réuni·es en assemblée générale nationale le 27 mars, met en place une caisse de solidarité.

Des mensonges d’État – édito #2 de la Confinée Libérée

Le mensonge sur la pénurie de masques n’est ni anecdotique, ni un fait isolé. Dans les politiques de l’enseignement et la recherche, le détournement des mots est également devenu une constante, voire un outil de gestion. Ces dernières années, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche (MESRI) a systématiquement camouflé la réalité de ses politiques par des mensonges purs et simples : annoncer plus de moyens pour la recherche, tout en coupant les financements pérennes des laboratoires ; dire lutter contre la précarité, tout en baissant le nombre de postes ouverts ; annoncer ouvrir l’université, tout en multipliant par 15 les frais d’inscriptions pour les étudiant·es étranger·es extra-communautaires, selon le plan désigné par l’antiphrase “Bienvenue en France”.