Vers une désertification scientifique et universitaire du territoire français ?

La LPR tourne résolument le dos à plus d'un demi-siècle d'efforts de décentralisation et de politique d'aménagement du territoire en France. Une telle politique est non seulement injuste mais aussi inefficace car l'accumulation des financements et ressources en quelques lieux rares ne paie pas. Elle néglige l'importance cruciale des effets positifs de la proximité et de la mise en réseau.

La colère d’un précaire écœuré

Faute de moyens, faute de recrutements pour assurer nos enseignements, nos recherches, nos travaux et nos études dans des conditions acceptables durant l'épidémie de COVID-19, la rentrée universitaire s'organise dans des conditions déplorables. Les personnes plus fortement affectées par cette violence gestionnaire sont celles qui sont contraintes de vivre dans la précarité, étudiant·es comme travailleur·ses. C'est pourquoi nous republions aujourd'hui ce témoignage d'un précaire écœuré.

Chroniques d’une apocalypse universitaire annoncée – épisode 5

2025, le monde a été transformé par une pandémie mondiale, dont la gestion sociale et politique désastreuse a bouleversé la société. La nouvelle fiction des Facs et Labos en Lutte explore un futur possible de l’enseignement supérieur et de la recherche. L’épisode 5 raconte le basculement de l’université dans l’utopie néolibérale et sécuritaire, sur fond de pandémie et de LPPR. Pour que la réalité ne dépasse pas la dystopie : rassemblement à 13h30 le 12 juin devant la Sorbonne contre la LPPR !

Facs et Labos en Lutte : une mobilisation féministe ? Retour d’expérience par celles qui l’ont vécue

Durant la mobilisation de cet hiver, dans les facs et dans les labos comme ailleurs, les femmes ont été particulièrement actives, et ce dans des rôles pas toujours conformes aux stéréotypes de genre : dans les assemblées générales et les coordinations nationales, elles intervenaient voire introduisaient les discussions, elles n’hésitaient pas à apparaître dans les médias, occupaient l’espace de la parole en réunion, etc. Les premières initiatives pour l’emploi scientifique et contre la LPPR ont d’ailleurs été portées avant tout par des femmes, qui ont assumé un rôle d’organisatrices syndicales et politiques. Cette contribution collective propose un retour sur cette lutte, en analysant nos pratiques afin de saisir comment cette dynamique féministe a pu émerger et être perpétuée au sein du mouvement. L’enjeu est moins de livrer une analyse réflexive approfondie de cette séquence militante - qui se poursuit toujours, bien que sous d’autres formes, du fait du confinement - ce qui nécessiterait une plus grande prise de recul, que de consigner nos expériences d’organisation et de mobilisation, afin d’en laisser une trace qui pourrait être utile aux luttes à venir.