Ce panorama de la mobilisation du 5 mars est sans doute partiel. Aidez-nous à le compléter en envoyant des informations sur la mobilisation dans votre fac ou votre labo à universiteouverte@protonmail.com.
Aidez-vous aussi à collecter des articles de presse sur cette journée de mobilisation.

Aix-en-Provence : à l’Institut d’Études Politiques (IEP), diffusion d’un documentaire sur la précarité étudiante, occupation de la cour intérieure pour des jeux, des ateliers, des spectacles. Flashmob des étudiant·es d’arts.

Amiens : manifestation, flashmob, enterrement de l’Université, AG, rassemblement devant la mairie. Prochaine AG le mardi 10 mars.

Angers : die-in et manifestation des étudiant·es et des travailleur·ses dans la ville et devant la préfecture (avec jet de livres).

Avignon : Université morte, « funérailles » de l’université et de la recherche.

Besançon : AG en lettres de 200 étudiant·es et travailleur·ses. Vote de la grève jusqu’à la prochaine AG lundi 9 mars, vote du blocage de l’université le vendredi 6 mars. Chaîne humaine devant l’université suivie d’une manifestation de 200 personnes.

Bordeaux : enterrement de l’université et de la recherche. Conférences, débats, spectacles.

Brest : deux AG, une sur le pôle recherche, une sur le site universitaire. Tenue de tables d’information. Prochaine journée d’action le vendredi 13 mars, jour où des mesures de restriction pédagogique (fermeture de formation notamment) doivent être votées dans les conseils centraux de l’Université de Brest. Manifestation pour la défense des retraites.

Caen : fac ouverte avec chorale, pièces de théâtre, ateliers, projection, discussions, cortège funéraire, concert, pyramide de livres, conférence de presse et manifestation.

Chambéry : débrayages, 90 personnes occupent un amphi libéré, enterrement de l’Université et manifestation.

Dijon : AG.

Grenoble : barrage matinal à l’entrée de l’université, printemps des chaises dans plusieurs bâtiments, « pyramide des mémoires », présentation satirique de posters sur la LPPR et les autres réformes en cours, lie-in. Manifestation de 500 personnes à travers le campus qui s’est terminée par l’envahissement de la présidence. Des travailleur·ses ont « rendu leur tablier » qu’ils ont jeté depuis un balcon pour annoncer leur démission au 31 mars si la LPPR n’est pas retirée. AG de 400 personnes qui appelle à la grève le vendredi 6 mars et le mercredi 11 mars, jour de la prochaine AG, pour préparer la grève générale du 31 mars. Les actions suivantes sont proposées par l’AG : suite du printemps des chaises les 6 et 11 mars ; participation au cortège interprofessionnel à la manifestation pour la justice sociale et climatique du vendredi 13 mars ; port d’un brassard ou d’un carré rouge et ajout d’une signature de protestation dans tous les courriers électroniques.

Île-de-France : plusieurs actions ont eu lieu avant la manifestation. Une action « livre levé » place de la Sorbonne ; une cérémonie funèbre et de résistance de l’Université entre la place de la Sorbonne et la place du Panthéon ; une action des archéologues « foire de l’Université morte » place du Panthéon. 25 000 manifestant·es se sont ensuite rassemblé·es sur le parvis de l’Université Diderot pour partir en manifestation jusqu’à la Sorbonne. Au départ de la manifestation, 300 enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs ont annoncé qu’ils démissionneraient de leurs responsabilités administratives au 31 mars si la LPPR n’était pas retirée d’ici là.

Campus Condorcet : tournée festive et musicale de débrayage dans les bâtiments. Piquet de grève interprofessionnel et départ collectif en manifestation.

Cergy : AG de personnels et d’étudiant.e.s, prochaine réunion le vendredi 13 mars.

Collège de France : participation à la manifestation.

Cnam : semaine « Cnam populaire » du 2 au 5 mars.

Dauphine : grève du 5 au 12 mars votée en AG.

Écoles d’architecture : participation à la manifestation.

EHESS : intervention interpro.

ENS Paris : die-in.

Institut Pasteur : jet de blouses blanches.

Jussieu : diffusion de tracts à l’entrée. 300 personnes en AG. Die-in et table d’information.

Le Mans Université : Différents ateliers ont été proposés le matin sur tout le campus : regards croisés sur la destruction des services publics (témoignages de l’université, lycées, hôpital, rail) ; lectures musicales de tribunes contre la LPPR ; troc de plantes de bureau, jardinage et tisanes (quitte à ce que la fac plante, autant que ça soit un jardin) ; zone de gratuité ; concerts ; animations sur l’égalité femmes hommes dans l’ESR.
L’Assemblée Générale de l’Université a réuni 250 personnes. B
arbecue. Cérémonie « Rempart des motions »: affichage de toutes les motions de l’Université du Mans au rythme de la marche funèbre jouée par le quatuor de trombones du laboratoire d’acoustique.
Manifestation interprofessionnelle contre la réforme des retraites et la LPPR à la suite de laquelle un temps d’échange entre les différentes luttes a été proposé.
Deux articles dans Ouest France : « Le Mans. Journée « Fac vivante » à l’université, le 5 mars » et « Le Mans. Moins de financement, plus de précarisation, l’Université en grève. »

Marne-la-Vallée : participation à la manifestation.

Orsay : « fac ouverte », du monde aux différents ateliers organisés toute la journée sur les conséquences des réformes en cours, l’impact environnemental de la recherche, les enjeux locaux, les inégalités femmes-hommes dans l’enseignement supérieur et la recherche, les relations étudiant·es-enseignant·es et l’Université que nous voulons. 300 travailleur·ses et étudiant·es en AG, puis manifestation locale avec passage devant la permanence parlementaire de Cédric Villani, tournée des services public puis retour à l’université.

Paris 1 : prochaine AG lundi 9 mars. Site d’arts plastiques (Saint-Charles) bloqué puis fermé administrativement.
– 9h : Double AG unitaire en simultané aux Centres Tolbiac (PMF) et Panthéon
– 11h : A l’initiative de l’UFR de littérature française et comparée de Paris 4, rassemblement Place de la Sorbonne, vêtus de noir, avec un brassard et un livre, prises de parole et actions symboliques, levée de livres.
– 12h : Action « Enterrement et renaissance de l’Université », description par les organisateurs (UFR d’histoire de Paris 1) (12h15 : une marche funèbre symbolisant la destruction de l’Université par les lois néolibérales de ces dernières années et la LPPR, entre la place de la Sorbonne et le Panthéon avec 10 couvercles de cercueil portant les lettres U-N-I-V-E-R-S-I-T-É ; 12h30 : des prises de paroles types « déploration » ou « éloges funèbres » ou « je rêve d’une université où… » de 2 minutes chacune ; 12h45 : des prises de paroles sur le thème « Pour éviter la destruction de l’Université, nous nous engageons à… » : l’idée est de décliner les modalités d’action, de redire notre attachement à l’université et à la recherche et de symboliser ainsi sa renaissance par la lutte).
– 13h : Devant le Panthéon, rassemblement contre la précarité organisée par les archéologues de Paris 1.

Paris 5 : projection-débat du documentaire La Sociale de Gilles Perret à l’UFR de psychologie.

Paris 7 : blocage.

Paris 8 Saint-Denis : manifestation festive le matin puis occupation étudiante de l’université, fermée ensuite administrativement.

Paris 10 Nanterre : débrayage de ce qui restait de cours en cortège par des étudiant·es, travailleur·ses et lycéen·nes en grève. AG. Départ commun en manifestation. Fanfare dans la manifestation.

Paris 12 Créteil : piquet de grève, témoignages, performances, charivari.

Paris 13 Villetaneuse : blocage, AG et départ en manifestation.

Sciences Po : blocage de trois entrées.

Versailles Saint-Quentin : départ commun en manifestation.

IUT de Vélizy-Rambouillet : AG et site de Rambouillet fermé.

Lille : journée « fac morte », avec IEP bloqué, cortège funèbre pour « enterrer » l’université à la faculté de droit. Fanfare dans les couloirs et débrayage d’amphis, die-in, jet des outils de travail, chorale, conférence de presse.

Lorient : AG, action d’affichage, sit-in et appel à la grève reconductible.

Lyon : 4 000 personnes en manifestation interprofessionnelle et de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Marseille : rassemblement devant l’IRD, blocage de l’université par un die-in des enseignantes-chercheuses et enseignants-chercheurs. Défilé dans la gare. Participation à la manifestation contre la réforme des retraites.

Metz : manifestation de 300 personnes en centre-ville.

Montpellier : AG de l’université Paul Valéry Montpellier 3 avec plus de 500 personnes présentes et vote d’un appel à une semaine de grève. Rassemblement devant le CNRS avec jet des blouses blanches, puis manifestation à partir de 14h30 (travailleur·ses et étudiant·es de l’UPV, de l’UM, du CNRS) : 1000 personnes selon la préfecture !

Nancy : cortège le matin de la fac de sciences vers la fac de lettres. Deux tables rondes le matin à la fac de lettres (interpro, précarité) avec 150 participant·es enseignant·es et étudiant·es. AG qui a adopté le principe d’une grève de 5 jours pour la Black Week à partir du lundi 16 mars. Manifestation l’après-midi pour la défense des retraites après les 49.3, déviée du parcours prévu pour venir à l’université, puis manifestation en direction du rectorat avec 250 personnes de l’université suivies par l’interpro (un millier de manifestant·es en tout).

Nantes : université populaire sur toute la journée.

Nice : table d’information devant l’université. La manifestation interprofessionnelle contre la réforme des retraites s’est terminée devant la fac de sciences.

Perpignan : 200 étudiant.e.s et personnels en manifestation.

Poitiers : AG de 400 personnes.

Rennes : kermesse des précaires le matin, manifestation de 1 200 personnes le midi, puis un colloque sauvage « Des mondes possibles » en début d’après-midi. L’AG des travailleur·ses de l’enseignement supérieur et de la recherche rennais a voté les actions suivantes : rétention ou refus de rédaction du dossier HCERES des laboratoires et des UFR (à l’instar des UFR de mathématiques et de philosophie de Rennes 1, d’Arts, lettres et communication de Rennes 2, et des laboratoires de science politique et de philosophie) ; refus de participer aux expertises des dossiers HCERES ; refus d’évaluation et de candidature aux appels à projet ANR ; refus de présider les jurys du baccalauréat ; demande aux instances de chaque établissement de se prononcer sur la LPPR, sans quoi manifestation et/ou occupation des locaux de la présidence ; exigence aux présidences d’actions concrètes contre la précarité ; organisation de nouveaux colloques sauvages dans l’espace public ; participation à une action le 17 mars avec les personnels de l’Éducation nationale ; occupation de Rennes Business School ; organisation d’une semaine de mobilisation « université ouverte » à partir du lundi 23 mars ; appel à des AG dans toutes les composantes à partir du lundi 9 mars pour discuter et voter la grève.

La Réunion : université en grève et AG.

Rouen : 4 AG en parallèle ont réuni 400 participant·es, étudiant·es et personnels. Manifestation de 500 personnes, principalement des travailleur·ses et des étudiant·es de l’école d’architecture.

Toulouse : grève à Toulouse Jean Jaurès (Le Mirail) et manifestation travailleur·ses et étudiant·es.

Tours : États généraux de l’Université : journée banalisée avec des débats sur la précarité, des échanges interprofessionnels… Une manifestation et un charivari.

Strasbourg : des ateliers, tables rondes et contacts avec d’autres secteurs en lutte (intervention d’avocat·es, hospitalier·es, enseignant·es du secondaire et cheminot·es). Chaîne humaine devant le bâtiment de la présidence de l’université. Plus de mille étudiant·es et travailleur·ses ont manifesté dans le centre-ville avant une assemblée générale de 200 personnes qui a voté la reconduction de la grève jusqu’au mardi 10 mars, jour de la nouvelle AG, avec des AG de composantes lundi 9 mars. Une quarantaine de directeurs et responsables de filières de diplômes ont annoncé en conférence de presse qu’ils démissionneraient de leurs responsabilités administratives si la LPPR était imposée.

Ined : 13 responsables d’unités de recherche entament une grève des fonctions d’administration de la recherche.

Directions de laboratoires : création de l’Assemblée des directions de laboratoires à Paris.

12 commentaires sur « Le 5 mars, l’université et la recherche se sont arrêtées partout ! »

  1. Précision pour Montpellier :
    AG de l’UPV : plus de 550 personnes présentes ; manifestation à partir de 14h30 (personnels et étudiant•e•s de l’UPV, de l’UM, du CNRS) : 1000 personnes selon la préfecture

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  2. Université Clermont Auvergne : dans la matinée occupation statique avec animations du parvis de l’Ecole de droit ; après-midi 3 tables rondes : « Non à la cassa de notre modèle social », « Mon université craque », « Education national, enseignement supérieur : quel avenir » ; AG.

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  3. Université Clermont Auvergne : dans la matinée occupation statique avec animations du parvis de l’Ecole de droit ; après-midi 3 tables rondes : « Non à la casse de notre modèle social », « Mon université craque », « Education national, enseignement supérieur : quel avenir ? » ; AG.

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