Rencontre nationale dématérialisée des Facs et Labos en Lutte – 6 juin 2020

La rentrée qui s'annonce risque de se faire dans des conditions catastrophiques : nous avons besoin de nous retrouver, de discuter et de nous organiser. Dans ces conditions difficiles, la bonne nouvelle est que nous avons passé notre hiver à construire des liens, des solidarités et des collectifs de lutte à une échelle nationale. Nous avons tous les outils pour poursuivre nos discussions et porter nos revendications. Nous vous proposons donc le samedi 6 juin, de 14h00 à 18h30 de nous retrouver pour une rencontre dématérialisée des facs et labos en lutte afin de reprendre contact et préparer la rentrée.

Étudiant·es confiné·es dans 9m² : précarité au carré

Si les résident·es des CROUS figurent déjà parmi les étudiant·es les moins privilégié·es – le statut de boursier est un prérequis à la demande – celles et ceux qui furent contraint·es de rester dans leur chambre à la mi-mars l’étaient donc encore moins. Cela a été confirmé dès les premiers jours du confinement lorsque le collectif Solidarité : Continuité Alimentaire a reçu plusieurs centaines de demandes de colis de produits d’alimentation et d’hygiène fondamentaux de la part des étudiant·es confiné·es dans les CROUS de Bordeaux. Depuis, la solidarité s'est organisée un peu partout.

Portraits de précaires – entretiens dessinés avec Cyril Pedrosa

“C'est une logique où on est en permanence en train d'écrire des projets, de faire des candidatures, de se vendre”, “on voit que c’est des sujets super sensibles quand on commence à libérer la parole là-dessus”, "on n’avait pas de salaire mensuel, ça veut dire qu’on cotise pas pour le chômage, qu’on cotise pas pour la retraite". A la fin du mois de février 2020, en plein cœur de la mobilisation des facs et labos, plusieurs jeunes chercheur·ses et enseignantes-chercheuses confronté·es à la précarité ont accepté de partager leurs expériences. Cyril Pedrosa a réalisé les portraits qui accompagnent et incarnent leurs voix.

Le bateau coule mais pas de panique : la ministre organise les examens sur le pont !

Encore une fois, la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Frédérique Vidal, prend des positions inacceptables, sans concertation et sans considérer les réalités auxquelles font face étudiant·es et travailleur·ses de l'enseignement supérieur et de la recherche. Cette fois, les déclarations de la ministre portent sur les examens de fin de semestre, qu'elle souhaite maintenir coûte que coûte en faisant fi des inégalités entre étudiant·es, notamment face au numérique, qui sont exacerbées en cette période de confinement. Son refus d'apporter un minimum de sécurité et de tranquillité d'esprit aux étudiant·es en annonçant des modalités de validation du second semestre garanties pour tou·tes relève de la cruauté.

Imaginer la suite – édito #3 de la Confinée Libérée

Aujourd’hui, il est difficile d’imaginer ce que seront l’université et la recherche dans les prochains mois. Dans quelles conditions la rentrée 2020 pourra-t-elle avoir lieu ? Comment organiserons-nous nos luttes après le déconfinement, alors que “l’urgence sanitaire” se prolongera, et interdira sans doute les rassemblements ? Quelles stratégies de luttes collectives pourrons-nous élaborer avec les autres secteurs, en particulier les autres services publics ? D’ores et déjà, il nous faut reprendre les discussions au sein de nos collectifs pour préparer une rentrée universitaire et sociale à la hauteur des défis qui nous font face !

Une caisse de solidarité contre la précarité !

Le confinement ayant contribué à aggraver la situation des membres les plus précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR), le comité de mobilisation des Facs et Labos en Lutte, en concertation avec des collectifs d'étudiant·es et de précaires, réuni·es en assemblée générale nationale le 27 mars, met en place une caisse de solidarité.

Des mensonges d’État – édito #2 de la Confinée Libérée

Le mensonge sur la pénurie de masques n’est ni anecdotique, ni un fait isolé. Dans les politiques de l’enseignement et la recherche, le détournement des mots est également devenu une constante, voire un outil de gestion. Ces dernières années, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche (MESRI) a systématiquement camouflé la réalité de ses politiques par des mensonges purs et simples : annoncer plus de moyens pour la recherche, tout en coupant les financements pérennes des laboratoires ; dire lutter contre la précarité, tout en baissant le nombre de postes ouverts ; annoncer ouvrir l’université, tout en multipliant par 15 les frais d’inscriptions pour les étudiant·es étranger·es extra-communautaires, selon le plan désigné par l’antiphrase “Bienvenue en France”.

Comment (ne pas) payer les vacataires confiné·es

Le ministère a décider de ne pas rémunérer les heures d’enseignement des vacataires qui étaient prévues dans les emplois du temps, mais qui n’ont pas pu être assurées du fait de la fermeture des universités face à l'épidémie de COVID-19. Pour compenser ces pertes de salaires, le MESRI ouvre la possibilité de rémunérer des “tâches nouvelles”, pour certain·es seulement. Explications.

En confinement : les précaires de l’ESR encore plus précaires… et en colère !

Les annonces de mesures d’urgence de Macron ne nous prennent pas en compte, comme elles ne prennent pas en compte nos étudiant·es. Elles s’adressent aux actionnaires et aux institutions financières qu’il s’agit de rassurer à tout prix afin d’éviter un effondrement boursier généralisé, et laissent de côté l’immense majorité de la population. Continuons à organiser la lutte et la solidarité, au sein des universités et aux côtés des autres secteurs mobilisés, en cette période qui appelle plus que jamais au renforcement de nos solidarités !

Dix jours de confinement – édito #1 de la Confinée Libérée

État d’urgence sanitaire À entendre ses prises de paroles télévisées, on aurait pu croire au premier abord que la crise du COVID-19 était, pour Emmanuel Macron, un chemin de Damas sur lequel il aurait eu une révélation, rencontré un prophète dénommé Keynes ou Marx. Ainsi, le président a promis qu’il saurait tirer les leçons de … Lire la suite de Dix jours de confinement – édito #1 de la Confinée Libérée

5 milliards : des effets d’annonce mais toujours pas de moyens pour la recherche !

Les effets d’annonce d’Emmanuel Macron en pleine crise du coronavirus renforcent notre colère et notre détermination : nous voulons des moyens et des postes pour produire une recherche de qualité maintenant ! Nous exigeons, pour arriver à l’objectif minimal de 1% du PIB dédié à la recherche publique, 10 milliards, immédiatement et dans les trois années à venir, sous forme de titularisations de chercheur·ses précaires, de créations de postes et d’augmentation des crédits aux laboratoires publics.

Contre la pandémie : des moyens durables pour nos services publics !

Communiqué du 14 mars 2020 du comité de mobilisation des facs et labos en lutte. La crise sanitaire révèle les conséquences dramatiques de ces réformes, autant que l’absolue nécessité de se battre pour nos services publics et nos solidarités. Les universités ferment, nos luttes continuent !