Mascarade au Ministère et dans la rue la colère !

A 6h45 ce matin, après 20h de séance, le CNESER a rendu un avis favorable à la la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR) dans une salle vidée de la plupart des représentant·es. Imposer la poursuite des débats tout au long de la nuit est une marque de plus du mépris de Frédérique Vidal pour la concertation sociale et, plus largement, pour les étudiant·es, les travailleuses et travailleurs de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Rendez-vous le rassemblement festif , déter et véner le 25 juin après-midi !

L’appel du 18 juin contre la LPPR !

Ce jeudi 18 juin le projet de LPPR était examiné par le CNESER, dans un calendrier de pseudo-concertation menée à marche forcée par Frédérique Vidal. Les Facs et Labos en Lutte étaient là, pour dire une fois encore leur refus de la LPPR, leur refus de la précarisation et de la privatisation des services publics de l'enseignement supérieur et de la recherche. Nous avons besoin de postes et de financements, maintenant ! Retour en images sur les interventions.

Les Facs et les Labos sont là !

Vendredi 12 juin, place de la Sorbonne, plus de 400 personnes, BIAT·O·SS, enseignant·es-chercheur·ses, chercheur·ses, étudiant·es, se sont réunies à l'appel du comité de mobilisation nationale des Facs et Labos en Lutte, soutenu par les organisations syndicales, pour exprimer, une fois de plus, leur opposition au projet de loi LPPR, que le gouvernement tente de passer en force.

Chroniques d’une apocalypse universitaire annoncée – épisode 5

2025, le monde a été transformé par une pandémie mondiale, dont la gestion sociale et politique désastreuse a bouleversé la société. La nouvelle fiction des Facs et Labos en Lutte explore un futur possible de l’enseignement supérieur et de la recherche. L’épisode 5 raconte le basculement de l’université dans l’utopie néolibérale et sécuritaire, sur fond de pandémie et de LPPR. Pour que la réalité ne dépasse pas la dystopie : rassemblement à 13h30 le 12 juin devant la Sorbonne contre la LPPR !

Facs et Labos en Lutte : une mobilisation féministe ? Retour d’expérience par celles qui l’ont vécue

Durant la mobilisation de cet hiver, dans les facs et dans les labos comme ailleurs, les femmes ont été particulièrement actives, et ce dans des rôles pas toujours conformes aux stéréotypes de genre : dans les assemblées générales et les coordinations nationales, elles intervenaient voire introduisaient les discussions, elles n’hésitaient pas à apparaître dans les médias, occupaient l’espace de la parole en réunion, etc. Les premières initiatives pour l’emploi scientifique et contre la LPPR ont d’ailleurs été portées avant tout par des femmes, qui ont assumé un rôle d’organisatrices syndicales et politiques. Cette contribution collective propose un retour sur cette lutte, en analysant nos pratiques afin de saisir comment cette dynamique féministe a pu émerger et être perpétuée au sein du mouvement. L’enjeu est moins de livrer une analyse réflexive approfondie de cette séquence militante - qui se poursuit toujours, bien que sous d’autres formes, du fait du confinement - ce qui nécessiterait une plus grande prise de recul, que de consigner nos expériences d’organisation et de mobilisation, afin d’en laisser une trace qui pourrait être utile aux luttes à venir.

Rencontre nationale dématérialisée des Facs et Labos en Lutte – 6 juin 2020

La rentrée qui s'annonce risque de se faire dans des conditions catastrophiques : nous avons besoin de nous retrouver, de discuter et de nous organiser. Dans ces conditions difficiles, la bonne nouvelle est que nous avons passé notre hiver à construire des liens, des solidarités et des collectifs de lutte à une échelle nationale. Nous avons tous les outils pour poursuivre nos discussions et porter nos revendications. Nous vous proposons donc le samedi 6 juin, de 14h00 à 18h30 de nous retrouver pour une rencontre dématérialisée des facs et labos en lutte afin de reprendre contact et préparer la rentrée.

Pour la rentrée 2020, les universités et les laboratoires de recherche ont plus que jamais besoin de moyens et de recrutements

"Un nouvel investissement dans la recherche publique est indispensable pour proposer des solutions scientifiques à la crise sanitaire, politique et écologique hors de toutes pressions des lobbys. Plus que jamais nous avons besoin d’une recherche et d’un enseignement supérieur publics, gratuits et de qualité." Signez et diffusez la tribune des Facs et Labos en Lutte !

Tentative d’épuisement d’un lieu quotidien

Aujourd’hui, la Confinée Libérée donne à voir une continuité pédagogique réflexive, sensible et non-évaluative. On y découvre comment, en confinement et dans la continuité des relations pédagogiques tissées pendant la grève contre la casse des retraites et contre la LPPR, un cours de pratique du dessin s’est transformé en une expérience graphique singulière. A travers la plume d’Alissone Perdrix et les crayons des étudiant·es de L1 du département Arts Plastiques de Paris 8, nous suivons la construction d’un collectif éphémère qui dessine “pour échapper à la fuite du réel” et surtout “pour être ensemble, accroché·es les un·es aux autres par ces images solitaires”.

Étudiant·es confiné·es dans 9m² : précarité au carré

Si les résident·es des CROUS figurent déjà parmi les étudiant·es les moins privilégié·es – le statut de boursier est un prérequis à la demande – celles et ceux qui furent contraint·es de rester dans leur chambre à la mi-mars l’étaient donc encore moins. Cela a été confirmé dès les premiers jours du confinement lorsque le collectif Solidarité : Continuité Alimentaire a reçu plusieurs centaines de demandes de colis de produits d’alimentation et d’hygiène fondamentaux de la part des étudiant·es confiné·es dans les CROUS de Bordeaux. Depuis, la solidarité s'est organisée un peu partout.

Chroniques d’une apocalypse universitaire annoncée – épisode 3

2025, le monde a été transformé par une pandémie mondiale, dont la gestion sociale et politique désastreuse a bouleversé la société. La nouvelle fiction des Facs et Labos en Lutte explore un futur possible de l’enseignement supérieur et de la recherche. L’épisode 3 raconte les bouleversements intimes provoqués par le confinement, la flambée des inégalités et la violence d'une surveillance qui s'infiltre toujours plus profondément.