Hugo Harari-Kermadec, maître de conférences à l'ENS Paris-Saclay et membre des économistes atterrés, explique comment la LPPR va accroître les inégalités dans l'enseignement supérieur.
« Bienvenue en France », LPPR, précarité… même rentrée, mêmes combats !
La rentrée 2020 s'annonce mouvementée : à la Covid-19 s'ajoute l'arrivée au pas de charge de la LPPR. Voici quelques ressources pour nous y retrouver et reprendre la lutte. Il y a urgence !
« Bientôt nous ne pourrons plus du tout » : une universitaire répond à Frédérique Vidal
La réaction d'une maîtresse de conférences aux déclarations lunaires de Frédérique Vidal cette semaine.
La section 39 s’organise pour que cette LPPR ne passe pas !
A la suite de la section 29, c'est la section 39 du CoNRS qui se mobilise. Nous reproduisons ici le mail envoyé par Olivier Coutard à l'ensemble des personnes représentées par la section 39 "Espaces, territoires, sociétés" du Comité national de la recherche scientifique.
Le Conseil d’État étrille la LPPR
Derrière un écran de fumée budgétaire, qui ne trompe décidément plus personne, le Conseil d’État déplore le côté "bric-à-brac" de la loi, véritable cheval de Troie difforme, cadeau trop évidemment empoisonné pour que quelqu'un·e en veuille. Il faut donc, selon le Conseil d’État, renommer la loi
Les Facs et Labos en Lutte font les matinales 🎙
La LPPR est finalement passée en Conseil des ministres le 22 juillet. A cette occasion, les matinales radio ont donné la parole à des représentant·es des Facs et Labos en Lutte. Podcasts, citations et live-tweets.
Rencontre nationale dématérialisée des Facs et Labos en Lutte – 6 juin 2020
La rentrée qui s'annonce risque de se faire dans des conditions catastrophiques : nous avons besoin de nous retrouver, de discuter et de nous organiser. Dans ces conditions difficiles, la bonne nouvelle est que nous avons passé notre hiver à construire des liens, des solidarités et des collectifs de lutte à une échelle nationale. Nous avons tous les outils pour poursuivre nos discussions et porter nos revendications. Nous vous proposons donc le samedi 6 juin, de 14h00 à 18h30 de nous retrouver pour une rencontre dématérialisée des facs et labos en lutte afin de reprendre contact et préparer la rentrée.
Pour la rentrée 2020, les universités et les laboratoires de recherche ont plus que jamais besoin de moyens et de recrutements
"Un nouvel investissement dans la recherche publique est indispensable pour proposer des solutions scientifiques à la crise sanitaire, politique et écologique hors de toutes pressions des lobbys. Plus que jamais nous avons besoin d’une recherche et d’un enseignement supérieur publics, gratuits et de qualité." Signez et diffusez la tribune des Facs et Labos en Lutte !
Face à la crise écologique, la recherche doit être publique et indépendante !
Au-delà de la pandémie actuelle, nos organisations sociales sont face à un défi gigantesque : limiter la destruction écologique liée aux activités humaines (effondrement de la biodiversité, changement climatique, pollutions de l’air, des sols, de l’eau…) et s’adapter à des conditions de vies d’ores et déjà modifiées. La recherche scientifique et la diffusion des savoirs ont été des éléments majeurs dans la formalisation de ces problématiques. Hendrik Davi, chercheur en écologie, aborde dans cette interview comment faire le lien aujourd’hui entre science et société pour faire face à ce défi, et comment les conditions de travail de l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) en France impactent directement la plus ou moins grande réussite de cette mise en lien.
Gratter pour financer la recherche
Le ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation lance un nouveau jeu de grattage pour financer les équipes de recherche : l’Academia Cash Absolute Banco (ACAB) !
Pour le service public de la recherche, non à l’ANR !
Quel est le sens d’une recherche publique assignée à rechercher… des financements ? Nous voulons des financements pérennes pour assurer à tou·tes de bonnes conditions de travail, d’étude et de vie, pas des postes précaires et des projets ANR !
5 milliards : des effets d’annonce mais toujours pas de moyens pour la recherche !
Les effets d’annonce d’Emmanuel Macron en pleine crise du coronavirus renforcent notre colère et notre détermination : nous voulons des moyens et des postes pour produire une recherche de qualité maintenant ! Nous exigeons, pour arriver à l’objectif minimal de 1% du PIB dédié à la recherche publique, 10 milliards, immédiatement et dans les trois années à venir, sous forme de titularisations de chercheur·ses précaires, de créations de postes et d’augmentation des crédits aux laboratoires publics.
Coronavirus : la science ne marche pas dans l’urgence !
Dans mon équipe, nous avons participé à des réseaux collaboratifs européens, ce qui nous a conduits à trouver des résultats dès 2004. Mais, en recherche virale, en Europe comme en France, la tendance est plutôt à mettre le paquet en cas d’épidémie et, ensuite, on oublie. Dès 2006, l’intérêt des politiques pour le SARS-CoV avait disparu ; on ignorait s’il allait revenir. L’Europe s’est désengagée de ces grands projets d’anticipation au nom de la satisfaction du contribuable. Désormais, quand un virus émerge, on demande aux chercheur·ses de se mobiliser en urgence et de trouver une solution pour le lendemain.
Les analyses sont formelles : il faut agir vite et fort !
Ces derniers jours, de nouveaux textes précisent les intentions de Frédérique Vidal (ou plutôt de Bercy) et les modalités de l'approfondissement, souhaité par le gouvernement, de la logique de néolibéralisation de l'université et de la recherche. Une fois ces analyses prises en compte, un conclusion s'impose : nous avons agir maintenant pour sauver l'université et la recherche publiques !
Interpellée par les facs et labos en lutte, Vidal précise les orientations de la LPPR et c’est brutal !
Dans le cadre des journées sciences humaines et sociales (SHS) organisées par l'Agence nationale de la recherche les 25 et 26 février, des chercheur·ses et enseignant·ses-chercheur·ses en lutte sont intervenu·es pour interpeller la ministre sur la loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR), le financement de la recherche et la politique de l'emploi scientifique. Cet échange a eu le mérite de faire tomber les masques.
