Enfin : on a le texte de la LPPR ! Il s'agit donc bien d'un projet de loi donc l'acronyme signifie, au choix, La Privatisation Pour Religion ou La Précarisation Pour Régner. Plutôt : c'est ainsi que devrait s'intituler la loi, à la lecture de son contenu. Premières analyses.
La LPPR contre-attaque, épisode 2 : récapitulatif et ressources
A peine sommes-nous déconfiné·es que le que le projet de Loi Pluriannuelle de Programmation de la Recherche se déconfine aussi… Pour vous rafraîchir la mémoire, Université Ouverte propose un bref récapitulatif. Reprenons la lutte, défendons nos facs et labos !
Pour la rentrée 2020, les universités et les laboratoires de recherche ont plus que jamais besoin de moyens et de recrutements
"Un nouvel investissement dans la recherche publique est indispensable pour proposer des solutions scientifiques à la crise sanitaire, politique et écologique hors de toutes pressions des lobbys. Plus que jamais nous avons besoin d’une recherche et d’un enseignement supérieur publics, gratuits et de qualité." Signez et diffusez la tribune des Facs et Labos en Lutte !
Autoritarisme à Saclay
La présidente de l'université Paris-Saclay, établissement expérimental lancé au 1er janvier 2020 et navire amiral de la "politique d'excellence", vient de suspendre un professeur des universités en droit, sans même l'entendre, dans l'unique but de l'empêcher de siéger dans un jury d'examen. Il lui est reproché d'avoir mis de trop bonnes notes aux étudiant·es lors d'un examen en ligne, en période de confinement.
Et si la Loi de Privatisation Programmée de la Recherche c’était demain ?
Dans un état de crise sanitaire et sociale sans précédent, la ministre Frédérique Vidal s’acharne dans ce projet, malgré la contestation qu’il a soulevé. Il paraît donc d’autant plus important de se mobiliser aujourd’hui pour que demain ne ressemble pas au monde décrit dans les lignes qui vont suivre.
Face à la crise écologique, la recherche doit être publique et indépendante !
Au-delà de la pandémie actuelle, nos organisations sociales sont face à un défi gigantesque : limiter la destruction écologique liée aux activités humaines (effondrement de la biodiversité, changement climatique, pollutions de l’air, des sols, de l’eau…) et s’adapter à des conditions de vies d’ores et déjà modifiées. La recherche scientifique et la diffusion des savoirs ont été des éléments majeurs dans la formalisation de ces problématiques. Hendrik Davi, chercheur en écologie, aborde dans cette interview comment faire le lien aujourd’hui entre science et société pour faire face à ce défi, et comment les conditions de travail de l’enseignement supérieur et la recherche (ESR) en France impactent directement la plus ou moins grande réussite de cette mise en lien.
« En résidence CROUS ou dans les palais de la République, les priorités ne sont pas les mêmes »
Aujourd’hui, la Confinée Libérée donne à la parole à S., syndiquée à Solidaires Etudiant·es, assistante d'éducation (AED) dans un collège et étudiante en M2 de sciences politiques à l’Université Paris 8. Elle revient sur la précarité étudiante, en s’appuyant sur le récit et les analyses des mobilisations du mois de novembre suite à l’immolation d’un étudiant de Lyon II, jusqu’aux dernières initiatives qui ont émergé depuis le début de la crise sanitaire et du confinement, pour assurer la distribution de colis alimentaires aux étudiant·es.
Le bateau coule mais pas de panique : la ministre organise les examens sur le pont !
Encore une fois, la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Frédérique Vidal, prend des positions inacceptables, sans concertation et sans considérer les réalités auxquelles font face étudiant·es et travailleur·ses de l'enseignement supérieur et de la recherche. Cette fois, les déclarations de la ministre portent sur les examens de fin de semestre, qu'elle souhaite maintenir coûte que coûte en faisant fi des inégalités entre étudiant·es, notamment face au numérique, qui sont exacerbées en cette période de confinement. Son refus d'apporter un minimum de sécurité et de tranquillité d'esprit aux étudiant·es en annonçant des modalités de validation du second semestre garanties pour tou·tes relève de la cruauté.
Appel solennel à cesser de prendre toute mesure non-urgente en période de confinement
Nous, membres des universités et des EPST, syndicats, sociétés savantes et collectifs de l’enseignement supérieur et de la recherche, demandons solennellement que le Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, s’abstienne de prendre toute mesure réglementaire qui ne soit pas justifiée par l’épidémie de COVID-19, en particulier celles qui modifient le Code de l’éducation, le Code de la recherche et les statuts des personnels.
Retour d’expérience #1 : quand la lutte confinée prend la forme d’un podcast
Tous les jeudis, la Confinée Libérée donne la parole aux comités de mobilisation locaux pour des retours d’expérience sur le thème “comment continuer à lutter en temps de confinement ?” Pour ouvrir cette rubrique, nous laissons la parole à l’un des collectifs de lutte de l’Université Paris 8, les Radicools, qui nous ont fait rire avec leurs visuels délirants pendant la grève. Aujourd’hui ielles poursuivent leur projet avec un podcast politique, touchant, drôle… Indispensable ! Ielles nous racontent cette expérience et nous donnent même tous les conseils nécessaires pour suivre leur exemple ! Nous les remercions d’avoir pris le temps de répondre à ces questions.
12 points pour des mesures d’urgence en confinement
Nous sommes confiné·es mais pas déconfit·es, notre lutte continue et ces mesures d’urgence doivent être mises en place, nationalement et localement, pour réduire les effets dramatiques de la crise sanitaire et du confinement sur les plus fragiles.
Quand le confinement accroît les inégalités de genre
Le confinement creuse (encore) les inégalités de genre dans les carrières des enseignant·es-chercheur·ses et des chercheur·ses. En continuant le travail de mobilisation, même en temps de confinement, nous refusons ces logiques et nous nous tenons prêt·es pour la suite.
Pour le service public de la recherche, non à l’ANR !
Quel est le sens d’une recherche publique assignée à rechercher… des financements ? Nous voulons des financements pérennes pour assurer à tou·tes de bonnes conditions de travail, d’étude et de vie, pas des postes précaires et des projets ANR !
5 milliards : des effets d’annonce mais toujours pas de moyens pour la recherche !
Les effets d’annonce d’Emmanuel Macron en pleine crise du coronavirus renforcent notre colère et notre détermination : nous voulons des moyens et des postes pour produire une recherche de qualité maintenant ! Nous exigeons, pour arriver à l’objectif minimal de 1% du PIB dédié à la recherche publique, 10 milliards, immédiatement et dans les trois années à venir, sous forme de titularisations de chercheur·ses précaires, de créations de postes et d’augmentation des crédits aux laboratoires publics.
Contre la pandémie : des moyens durables pour nos services publics !
Communiqué du 14 mars 2020 du comité de mobilisation des facs et labos en lutte. La crise sanitaire révèle les conséquences dramatiques de ces réformes, autant que l’absolue nécessité de se battre pour nos services publics et nos solidarités. Les universités ferment, nos luttes continuent !
