Chroniques d’une apocalypse universitaire annoncée – épisode 1

2025, le monde a été transformé par une pandémie mondiale, dont la gestion sociale et politique désastreuse a bouleversé la société. La nouvelle fiction des Facs et Labos en Lutte explore un futur possible de l’enseignement supérieur et de la recherche. Pour cet épisode 1, nous remontons le temps jusqu'au “jour où tout s’est arrêté”.

La Confinée Libérée reprend son souffle

Aujourd’hui, c’est l’équipe de rédaction de la Confinée Libérée qui s’adresse directement à vous, chèr·es lecteurices. Depuis le début du confinement, nous avons tou·tes été bouleversé·es dans nos vies et dans nos modes de lutte. Si les inégalités structurelles dans l’ESR se sont vues renforcées - inégalités de genre, de statuts, de conditions matérielles d’existence, etc. … Lire la suite de La Confinée Libérée reprend son souffle

Une caisse de solidarité contre la précarité !

Le confinement ayant contribué à aggraver la situation des membres les plus précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR), le comité de mobilisation des Facs et Labos en Lutte, en concertation avec des collectifs d'étudiant·es et de précaires, réuni·es en assemblée générale nationale le 27 mars, met en place une caisse de solidarité.

Des mensonges d’État – édito #2 de la Confinée Libérée

Le mensonge sur la pénurie de masques n’est ni anecdotique, ni un fait isolé. Dans les politiques de l’enseignement et la recherche, le détournement des mots est également devenu une constante, voire un outil de gestion. Ces dernières années, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche (MESRI) a systématiquement camouflé la réalité de ses politiques par des mensonges purs et simples : annoncer plus de moyens pour la recherche, tout en coupant les financements pérennes des laboratoires ; dire lutter contre la précarité, tout en baissant le nombre de postes ouverts ; annoncer ouvrir l’université, tout en multipliant par 15 les frais d’inscriptions pour les étudiant·es étranger·es extra-communautaires, selon le plan désigné par l’antiphrase “Bienvenue en France”.

Sous-traitance = maltraitance dans nos facs et labos

La sous-traitance - en particulier pour les personnels de sécurité, de ménage, d'accueil et de restauration - est de plus en plus importante dans l’enseignement supérieur et la recherche (ESR). De manière structurelle, les conditions de travail de ces travailleurs et travailleuses sont catastrophiques : salaires extrêmement faibles, travail dissimulé, marchandage, sanctions et licenciements abusifs, endettement des salarié·es auprès des entreprises... Si de nombreuses personnes salariées de l’ESR, ont eu accès au télétravail, les employé·es de la sous-traitance travaillent quotidiennement sur les sites qui sont restés ouverts, notamment pour faire du travail inutile dans le contexte de pandémie. Certain·es doivent même travailler davantage : « Profiter de l’absence des cadres pour faire le ménage de printemps dans les bureaux » ! Ils et elles travaillent sans information fiable sur le COVID-19 et sans matériel approprié, en prenant les transports en commun pendant de longues heures afin de rejoindre leur lieu de travail.

Comment (ne pas) payer les vacataires confiné·es

Le ministère a décider de ne pas rémunérer les heures d’enseignement des vacataires qui étaient prévues dans les emplois du temps, mais qui n’ont pas pu être assurées du fait de la fermeture des universités face à l'épidémie de COVID-19. Pour compenser ces pertes de salaires, le MESRI ouvre la possibilité de rémunérer des “tâches nouvelles”, pour certain·es seulement. Explications.

Retour d’expérience #1 : quand la lutte confinée prend la forme d’un podcast

Tous les jeudis, la Confinée Libérée donne la parole aux comités de mobilisation locaux pour des retours d’expérience sur le thème “comment continuer à lutter en temps de confinement ?” Pour ouvrir cette rubrique, nous laissons la parole à l’un des collectifs de lutte de l’Université Paris 8, les Radicools, qui nous ont fait rire avec leurs visuels délirants pendant la grève. Aujourd’hui ielles poursuivent leur projet avec un podcast politique, touchant, drôle… Indispensable ! Ielles nous racontent cette expérience et nous donnent même tous les conseils nécessaires pour suivre leur exemple ! Nous les remercions d’avoir pris le temps de répondre à ces questions.

Confiné·es et exilé·es : l’inquiétude des étudiant·es étrangèr·es face au COVID-19

Plus de 300 000 étudiant·es étrangèr·es sont venu·es étudier dans une université française cette année. Si le confinement a approfondi et révélé de nombreuses inégalités dans la société française, celles-ci sont d’autant plus flagrantes dans le cas des étudiant·es étrangèr·es, qui vivent déjà d’ordinaire dans une grande précarité économique et juridique. Force est de constater que l'épidémie de COVID-19 et les règles du confinement mises en place durant ces deux dernières semaines ont provoqué un durcissement accru des conditions de vie des étudiant·es étrangèr·es.

En confinement : les précaires de l’ESR encore plus précaires… et en colère !

Les annonces de mesures d’urgence de Macron ne nous prennent pas en compte, comme elles ne prennent pas en compte nos étudiant·es. Elles s’adressent aux actionnaires et aux institutions financières qu’il s’agit de rassurer à tout prix afin d’éviter un effondrement boursier généralisé, et laissent de côté l’immense majorité de la population. Continuons à organiser la lutte et la solidarité, au sein des universités et aux côtés des autres secteurs mobilisés, en cette période qui appelle plus que jamais au renforcement de nos solidarités !