Parlons argents : d’autres projets pour l’Université

"Le financement moyen par étudiant·e en Licence (9 000€) est inférieur de 5 000€ à celui de prépas (14 000€). Pour un million d'étudiant·es de licence, il manque donc 5 milliards. Nous proposons d'augmenter l'impôt sur le revenu de 7% (par exemple en ajoutant deux tranches sur les hauts revenus) pour dégager ces financements publics supplémentaires."

[Le Monde] « Démontrez-nous, Frédérique Vidal, que vous ne généraliserez pas les frais d’inscription à l’université ! »

La ministre Vidal vient d'annoncer, pour rendre acceptable la hausse des frais d'inscription pour les étudiant·es étranger·es, que les frais pour les francais·es et européen·nes seront gelés. Mais comment y croire ? Les auteurs font deux propositions de nature à réellement bloquer la hausse des frais d'inscription.

Pour Fabien Cohen, l’ouverture de l’Université à tou·tes permet de défendre les droits humains

"Il ne s'agit pour nous en aucun cas pour nous de laisser faire, pas seulement parce que les étudiant·es le réclament, pas seulement parce que les enseignant·es le réclament, pas seulement parce que le monde universitaire et de la recherche le réclame, mais parce que l'ensemble du peuple de France le réclame. C'est une affaire vitale, pour la France, mais aussi pour les droits de l'homme dans le monde."

Communiqué de presse du groupe CRCÉ au sujet de la hausse des droits d’inscription pour les étudiant·es étranger·es

"Malgré les nombreuses oppositions de conseils d’administration des universités et de la communauté universitaire unanime, la ministre de l’enseignement supérieur réaffirme son intention d’appliquer sans tarder une réforme majeure conduite sans réelle concertation et dans la précipitation."

[Médiapart] Mais pourquoi diable augmenter les frais d’inscription des étudiants extra-européens?

"S’il s’avère nécessaire d’exempter les doctorants étrangers de la hausse des frais d’inscription, c’est bien que celle-ci aura un effet répulsif, et non attractif. Et puisque les universités pourront exonérer tous les autres étudiants extra-européens (en licence et en master), quelle peut bien être la rationalité économique de la hausse des frais d’inscription qui leur serait réservée?

[Stalingrad connection] La radio des migrants décrypte « Bienvenue en France »

"Aujourd’hui nous parlerons de la "nouvelle stratégie d’attractivité pour les étudiants internationaux", dénommée "Bienvenue en France", l’une de ses mesures phares est l’augmentation des frais de scolarité pour les étudiants non européens qui devront payer environ 16 fois plus pour suivre des études supérieures en France."

Le recul stratégique de Frédérique Vidal

Avant toute chose, rappelons notre position : nous sommes opposé·es à toute forme de marchandisation de l'enseignement supérieur et à toute barrière mise à l'entrée de l'université. Nous restons donc fondamentalement opposé·es à cette mesure. Elle constitue un précédent inacceptable et, si ce n'est pas le premier, c'est un pas décisif vers la destruction d'un bien public, pilier de notre démocratie.

Robert Gary-Bobo, lanceur d’alerte malgré lui

Appeler "Bienvenue en France" un plan de hausse des frais d'inscription pour les étudiant·es étranger·es, quelle idée ! Peut-être celle de Robert Gary-Bobo ? C'est en tout cas l'auteur d'une note du 16 novembre 2016 révélée par les MacronLeaks conseillant à Macron d'augmenter les frais d'inscription, « le nerf de la guerre », et de viser 8 000€ en Licence et 10 000€ en Master... pour tou·tes les étudiant·es.