Faute de moyens, faute de recrutements pour assurer nos enseignements, nos recherches, nos travaux et nos études dans des conditions acceptables durant l'épidémie de COVID-19, la rentrée universitaire s'organise dans des conditions déplorables. Les personnes plus fortement affectées par cette violence gestionnaire sont celles qui sont contraintes de vivre dans la précarité, étudiant·es comme travailleur·ses. C'est pourquoi nous republions aujourd'hui ce témoignage d'un précaire écœuré.
« Visa Passeport Talent Chercheur » : make ESR xénophobic (yet) again
Alors que se termine la campagne de recrutement toujours plus sélective à l’université, les doctorant·es et docteur·es sans postes étrangèr·es renouvellent leurs demandes de visa pour l’année universitaire à venir. Pour beaucoup, l’application du récent décret du 23 janvier 2020 constitue une restriction sévère des conditions d’accès au visa chercheur·se.
Les Facs et Labos en Lutte font les matinales 🎙
La LPPR est finalement passée en Conseil des ministres le 22 juillet. A cette occasion, les matinales radio ont donné la parole à des représentant·es des Facs et Labos en Lutte. Podcasts, citations et live-tweets.
Le 8 juillet des Facs et Labos en Lutte !
Ce mercredi 8 juillet, les Facs et Labos en Lutte se sont rassemblés, contre la LPPR, contre "Bienvenue en France", contre toutes les attaques que subissent les services publics de l'enseignement supérieur et la recherche. Nous sommes là, nous serons toujours là, pour une recherche et une université publiques, ouvertes à tou·tes et émancipatrices ! Toutes les vidéos des interventions de ce rassemblement de lutte et de fête sont à retrouver sur cette page. Au bas de la page, nous publions quelques photos ainsi que les textes que nous ont fait parvenir des personnes qui souhaitaient être présentes mais n'ont hélas pas pu.
Des affiches contre la LPPR
Nos camarades de Nantes ont réalisé de nouvelles affiches contre la LPPR : affichons-les partout, dès que nous pouvons retourner dans nos facs et nos labos ! Elle feront aussi de très belles pancartes le 8 juillet.
La LPPR est de retour, nous aussi ! Communiqué de la rencontre numérique des Facs et des Labos en Lutte du 6 juin
Ce 6 juin, la rencontre numérique des Facs et Labos en Lutte a réuni jusqu'à 150 personnes, représentant 42 établissements. Si le confinement a brutalement interrompu notre mobilisation menée depuis décembre contre la réforme des retraites et le projet de Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR), après que nous avons été des dizaines de milliers en grève et dans les rues de toutes les villes universitaires de France, notre action a néanmoins perduré et pris d'autres formes. Nous, les Facs et Labos en Lutte, appelons à des mobilisations, dont les formes restent à déterminer, les 12 et 17 juin. Nous appelons également à rejoindre la manifestation pour les services publics de la santé le 16 juin, en formant un cortège des Facs et Labos en Lutte.
Avant-projet de LPPR : une gigantesque machine à précariser et privatiser
Enfin : on a le texte de la LPPR ! Il s'agit donc bien d'un projet de loi donc l'acronyme signifie, au choix, La Privatisation Pour Religion ou La Précarisation Pour Régner. Plutôt : c'est ainsi que devrait s'intituler la loi, à la lecture de son contenu. Premières analyses.
Rencontre nationale dématérialisée des Facs et Labos en Lutte – 6 juin 2020
La rentrée qui s'annonce risque de se faire dans des conditions catastrophiques : nous avons besoin de nous retrouver, de discuter et de nous organiser. Dans ces conditions difficiles, la bonne nouvelle est que nous avons passé notre hiver à construire des liens, des solidarités et des collectifs de lutte à une échelle nationale. Nous avons tous les outils pour poursuivre nos discussions et porter nos revendications. Nous vous proposons donc le samedi 6 juin, de 14h00 à 18h30 de nous retrouver pour une rencontre dématérialisée des facs et labos en lutte afin de reprendre contact et préparer la rentrée.
Étudiant·es confiné·es dans 9m² : précarité au carré
Si les résident·es des CROUS figurent déjà parmi les étudiant·es les moins privilégié·es – le statut de boursier est un prérequis à la demande – celles et ceux qui furent contraint·es de rester dans leur chambre à la mi-mars l’étaient donc encore moins. Cela a été confirmé dès les premiers jours du confinement lorsque le collectif Solidarité : Continuité Alimentaire a reçu plusieurs centaines de demandes de colis de produits d’alimentation et d’hygiène fondamentaux de la part des étudiant·es confiné·es dans les CROUS de Bordeaux. Depuis, la solidarité s'est organisée un peu partout.
Portraits de précaires – entretiens dessinés avec Cyril Pedrosa
“C'est une logique où on est en permanence en train d'écrire des projets, de faire des candidatures, de se vendre”, “on voit que c’est des sujets super sensibles quand on commence à libérer la parole là-dessus”, "on n’avait pas de salaire mensuel, ça veut dire qu’on cotise pas pour le chômage, qu’on cotise pas pour la retraite". A la fin du mois de février 2020, en plein cœur de la mobilisation des facs et labos, plusieurs jeunes chercheur·ses et enseignantes-chercheuses confronté·es à la précarité ont accepté de partager leurs expériences. Cyril Pedrosa a réalisé les portraits qui accompagnent et incarnent leurs voix.
Le bateau coule mais pas de panique : la ministre organise les examens sur le pont !
Encore une fois, la ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation, Frédérique Vidal, prend des positions inacceptables, sans concertation et sans considérer les réalités auxquelles font face étudiant·es et travailleur·ses de l'enseignement supérieur et de la recherche. Cette fois, les déclarations de la ministre portent sur les examens de fin de semestre, qu'elle souhaite maintenir coûte que coûte en faisant fi des inégalités entre étudiant·es, notamment face au numérique, qui sont exacerbées en cette période de confinement. Son refus d'apporter un minimum de sécurité et de tranquillité d'esprit aux étudiant·es en annonçant des modalités de validation du second semestre garanties pour tou·tes relève de la cruauté.
Imaginer la suite – édito #3 de la Confinée Libérée
Aujourd’hui, il est difficile d’imaginer ce que seront l’université et la recherche dans les prochains mois. Dans quelles conditions la rentrée 2020 pourra-t-elle avoir lieu ? Comment organiserons-nous nos luttes après le déconfinement, alors que “l’urgence sanitaire” se prolongera, et interdira sans doute les rassemblements ? Quelles stratégies de luttes collectives pourrons-nous élaborer avec les autres secteurs, en particulier les autres services publics ? D’ores et déjà, il nous faut reprendre les discussions au sein de nos collectifs pour préparer une rentrée universitaire et sociale à la hauteur des défis qui nous font face !
Une caisse de solidarité contre la précarité !
Le confinement ayant contribué à aggraver la situation des membres les plus précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR), le comité de mobilisation des Facs et Labos en Lutte, en concertation avec des collectifs d'étudiant·es et de précaires, réuni·es en assemblée générale nationale le 27 mars, met en place une caisse de solidarité.
Allô, précaire confiné·e ?
Pour rompre l’isolement, organiser la solidarité et accroître encore la puissance de nos collectif de lutte, l’assemblée générale nationale des précaires de l’ESR réunie “à distance” le 27 mars à décidé de la mutualisation de deux outils créés par des collectifs locaux : un répondeur et un tumblr.
Des mensonges d’État – édito #2 de la Confinée Libérée
Le mensonge sur la pénurie de masques n’est ni anecdotique, ni un fait isolé. Dans les politiques de l’enseignement et la recherche, le détournement des mots est également devenu une constante, voire un outil de gestion. Ces dernières années, le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche (MESRI) a systématiquement camouflé la réalité de ses politiques par des mensonges purs et simples : annoncer plus de moyens pour la recherche, tout en coupant les financements pérennes des laboratoires ; dire lutter contre la précarité, tout en baissant le nombre de postes ouverts ; annoncer ouvrir l’université, tout en multipliant par 15 les frais d’inscriptions pour les étudiant·es étranger·es extra-communautaires, selon le plan désigné par l’antiphrase “Bienvenue en France”.
