Le comité national des coordinations Facs et Labos en lutte a participé jeudi à l’émission quotidienne du journal Mediapart, A l’air libre. Beaucoup des points abordés reprennent les préoccupations et revendications de la tribune publiée dans Le Monde le 16 mai, puis sur le site Université Ouverte, qui a recueilli plus de 1500 signatures (signez ici). Que ce soit du point du point de vue étudiant comme enseignant, les aspects anti-pédagogiques de l’enseignement à distance ont été dénoncés.
Chroniques d’une apocalypse universitaire annoncée – épisode 4
2025, le monde a été transformé par une pandémie mondiale, dont la gestion sociale et politique désastreuse a bouleversé la société. La nouvelle fiction des Facs et Labos en Lutte explore un futur possible de l’enseignement supérieur et de la recherche. L’épisode 4 raconte le retour progressif du personnel administratif à l’université, les tensions autour des examens en ligne et les projets du ministère pour dématérialiser l’enseignement et renforcer la compétition.
Facs et Labos en Lutte : une mobilisation féministe ? Retour d’expérience par celles qui l’ont vécue
Durant la mobilisation de cet hiver, dans les facs et dans les labos comme ailleurs, les femmes ont été particulièrement actives, et ce dans des rôles pas toujours conformes aux stéréotypes de genre : dans les assemblées générales et les coordinations nationales, elles intervenaient voire introduisaient les discussions, elles n’hésitaient pas à apparaître dans les médias, occupaient l’espace de la parole en réunion, etc. Les premières initiatives pour l’emploi scientifique et contre la LPPR ont d’ailleurs été portées avant tout par des femmes, qui ont assumé un rôle d’organisatrices syndicales et politiques. Cette contribution collective propose un retour sur cette lutte, en analysant nos pratiques afin de saisir comment cette dynamique féministe a pu émerger et être perpétuée au sein du mouvement. L’enjeu est moins de livrer une analyse réflexive approfondie de cette séquence militante - qui se poursuit toujours, bien que sous d’autres formes, du fait du confinement - ce qui nécessiterait une plus grande prise de recul, que de consigner nos expériences d’organisation et de mobilisation, afin d’en laisser une trace qui pourrait être utile aux luttes à venir.
Et si la Loi de Privatisation Programmée de la Recherche c’était demain ?
Dans un état de crise sanitaire et sociale sans précédent, la ministre Frédérique Vidal s’acharne dans ce projet, malgré la contestation qu’il a soulevé. Il paraît donc d’autant plus important de se mobiliser aujourd’hui pour que demain ne ressemble pas au monde décrit dans les lignes qui vont suivre.
Chroniques d’une apocalypse universitaire annoncée – épisode 1
2025, le monde a été transformé par une pandémie mondiale, dont la gestion sociale et politique désastreuse a bouleversé la société. La nouvelle fiction des Facs et Labos en Lutte explore un futur possible de l’enseignement supérieur et de la recherche. Pour cet épisode 1, nous remontons le temps jusqu'au “jour où tout s’est arrêté”.
Quand le confinement accroît les inégalités de genre
Le confinement creuse (encore) les inégalités de genre dans les carrières des enseignant·es-chercheur·ses et des chercheur·ses. En continuant le travail de mobilisation, même en temps de confinement, nous refusons ces logiques et nous nous tenons prêt·es pour la suite.
Confiné·es, pas déconfit·es !
Confiné·es, nous organisons nos solidarités et nos luttes ! Nous devons le faire savoir aussi largement que possible. Pour nous aider, Fred Sochard a imaginé une nouvelle illustration, à afficher partout !
5 milliards : des effets d’annonce mais toujours pas de moyens pour la recherche !
Les effets d’annonce d’Emmanuel Macron en pleine crise du coronavirus renforcent notre colère et notre détermination : nous voulons des moyens et des postes pour produire une recherche de qualité maintenant ! Nous exigeons, pour arriver à l’objectif minimal de 1% du PIB dédié à la recherche publique, 10 milliards, immédiatement et dans les trois années à venir, sous forme de titularisations de chercheur·ses précaires, de créations de postes et d’augmentation des crédits aux laboratoires publics.
Contre la pandémie : des moyens durables pour nos services publics !
Communiqué du 14 mars 2020 du comité de mobilisation des facs et labos en lutte. La crise sanitaire révèle les conséquences dramatiques de ces réformes, autant que l’absolue nécessité de se battre pour nos services publics et nos solidarités. Les universités ferment, nos luttes continuent !
La LPPR s’invite aux 10 ans de l’ICM !
Le 10 mars 2020, La Part Précaire de la Recherche (LPPR) s’est invitée à inauguration de l'exposition des 10 ans de l’ICM (Institut du Cerveau et de la Moelle épinière). Texte, photos et vidéo.
Le 5 mars, l’université et la recherche se sont arrêtées partout !
Panorama de l'arrêt de l'université et de la recherche partout en France. Aidez-nous à le compléter !
Motion de la deuxième coordination nationale des facs et labos en lutte, réunie les 6 et 7 mars 2020 à Nanterre
Jeudi 5 mars, l'université et la recherche se sont arrêtées. Nous étions des dizaines de milliers partout en France, dont 25 000 à Paris, à manifester pour le retrait de la contre-réforme des retraites, contre la casse de nos services publics, contre la précarisation et la marchandisation de nos universités. Cette journée s'inscrit dans le mouvement de grève initié le 5 décembre et dans les luttes qui l'ont précédé. Malgré les répressions pédagogiques, hiérarchiques, administratives, policières et judiciaires que le mouvement endure depuis plusieurs mois, cette journée de mobilisation massive est une réussite incontestable. Le 5 mars, l'université et la recherche se sont arrêtées. Le 5 mars, c'est tous les jours : continuons jusqu'à la victoire !
Aujourd’hui, l’université et la recherche s’arrêtent !
Ce 5 mars 2020, avant de partir en manifestation à Paris, les facs et labos en lutte ont pris la parole collectivement sur l'esplanade Pierre Vidal-Naquet. Les textes et vidéos sont disponibles ici.
Retraites, LPPR : le 8 mars, on se lève et on se barre !
Depuis le 5 décembre, les femmes sont à la pointe du mouvement social contre la contre-réforme des retraites, le projet de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR), et mobilisées contre la violence systémique qu’elles subissent.
Coronavirus : la science ne marche pas dans l’urgence !
Dans mon équipe, nous avons participé à des réseaux collaboratifs européens, ce qui nous a conduits à trouver des résultats dès 2004. Mais, en recherche virale, en Europe comme en France, la tendance est plutôt à mettre le paquet en cas d’épidémie et, ensuite, on oublie. Dès 2006, l’intérêt des politiques pour le SARS-CoV avait disparu ; on ignorait s’il allait revenir. L’Europe s’est désengagée de ces grands projets d’anticipation au nom de la satisfaction du contribuable. Désormais, quand un virus émerge, on demande aux chercheur·ses de se mobiliser en urgence et de trouver une solution pour le lendemain.
