Ça y est, nous avons tenu la barre jusqu'à l'entrée dans les vacances scolaires. C'est bien, vous reprenez des forces pour tout arrêter le 5 mars. Mais du coup, il y a moins de manif' et vous êtes triste. Pas de panique ! Nous vous avons concocté une petite sélection de podcasts et vidéos pour souffler tout en restant dans la lutte cette semaine. Bon visionnage, bonne écoute !
La précarité dans l’enseignement et la recherche
Quelques éléments pour mieux connaître la précarité à l'université et dans la recherche, en particulier celle qui frappe les enseignant·es chercheur·ses non-titulaires.
Communiqué de l’assemblée générale nationale des précaires de l’enseignement et de la recherche du 01/02/2020
Nous appelons tous⋅tes les précaires de l’enseignement et de la recherche à rejoindre la lutte, qu’iels soient vacataires, doctorant⋅es, contractuel⋅les ou stagiaires, qu’iels soient affecté⋅es à des missions techniques, d’ingénierie, d’administration, des bibliothèques, des services sociaux et de santé universitaires, d’enseignement, de recherche, et quelle que soit leur discipline, qu’iels relèvent des formations dites professionnalisantes comme de recherche, des sciences dites humaines et sociales comme de celles dites expérimentales, qu’iels soient à l’université, en IUT, en Institut de travail social, etc. Il en va de notre système de retraite, de notre avenir professionnel et de celui de l’université publique. Soyons à la hauteur de l’enjeu de cette grève !
Tribune des précaires de l’enseignement et de la recherche
"En bref, nous ne sommes ni angoissé·es ni excité·es. Nous sommes déterminé·es et en colère. La revendication d’un plan de création massif de postes de titulaires (BIATSS, ITA, enseignant·e·s-chercheur·ses) constitue notre revendication centrale et doit devenir celle de l’ensemble de l’enseignement supérieur et de la recherche. Nous ne nous battrons pas pour d’autres revendications tant que celle-ci ne sera pas satisfaite. Nous exigeons de l’ensemble des titulaires qu’ils et elles nous rejoignent dans la grève des activités administratives, pédagogiques et scientifiques."
La LPPR en vidéo
Une vidéo pour expliquer la LPPR tournée à l’initiative des étudiant.e.s mobilisé.e.s du département cinéma/audiovisuel de Paris 3
Retour sur une journée de blocages numériques
Le collectif Onestla.tech/, Mediapart et les personnels en lutte d'OpenEdition ont lancé un appel au blocage numérique pour la journée de grève et de manifestation nationale de vendredi 24 janvier 2020.
Oui ! Il faut faire la grève de l’enseignement et de la recherche !
Voici un texte percutant sur l'importance de la grève dans l'enseignement et la recherche, à la fois comme mode d'action contre le gouvernement et sa volonté de nous imposer plus de précarité, et comme construction d'un temps et d'un espace libérés permettant de détruire les rapports de domination au sein des facs et labos.
LPPR : ANALYSES ET PERSPECTIVES
Ce séminaire sera l'occasion de présenter les principales mesures développées par les trois rapports et d'en présenter des analyses croisées afin d'en dégager les grandes logiques, d'en déterminer les conséquences pour les métiers de l'enseignement supérieur et de la recherche, l'organisation du travail, les orientations scientifiques et la condition des étudiants. Il s'agira enfin de replacer cette réforme annoncée dans la suite des celles mises en place depuis vingt ans et dans une perspective comparative.
Le Conseil constitutionnel consacre le principe de gratuité de l’enseignement supérieur !
Dans sa décision de ce vendredi 11 octobre 2019, le Conseil constitutionnel confirme que la gratuité de l’enseignement supérieur est un principe constitutionnel, distinct du principe de l’égal accès, et qu’il implique que les droits d’inscription demeurent « modiques ».
Le 1er octobre : Constitution et frais d’inscription
Le 1er octobre se disputera un nouveau round dans notre combat contre la hausse des frais d’inscription à l’université pour les étudiant·es extra-communautaires. Nous en synthétisons ici les enjeux. Il s’agit donc ici de garantir à la fois que le niveau des frais de scolarité est le résultat d’une déblatération parlementaire et qu’il doit en permettre à toutes et à tous un égal accès à l’enseignement supérieur.
Concurrence de la maternelle à l’université, par Laurence De Cock
Si l’éducation nationale n’a jamais été très douée pour faire fonctionner l’ascenseur social, le projet de loi pour une école de la confiance, porté par le ministre Jean-Michel Blanquer, en a même abandonné l’ambition.
Frais d’inscription : une manipulation sur Campus France, épisodes I, II, III et IV
"Il nous semble indispensable de porter à la connaissance du public universitaire, et plus généralement du grand public, une manipulation de chiffres de la part du ministère, qui cherche ainsi à justifier l'augmentation drastique des frais d'inscription dans les universités françaises pour les étudiants non ressortissants de la communauté européenne."
[Le Monde] Etudiants étrangers : une augmentation des droits d’inscription à géométrie variable
"Les universités adoptent des politiques d’exonération variées à l’encontre des étudiants extra-européens, assujettis à des « frais différenciés » à compter de la rentrée 2019."
Officialisation de la hausse des frais : que retenir des décrets ?
Ce post analyse les textes officiels publiés le 19 avril 2019 officialisant la hausse des frais. pour les étranger·es. Qui paiera ? En combien de fois ? Qui pourra être exonéré ?
Pour Denis Merklen, la gratuité de l’accès à l’université est fondamentale
"Nous devons défendre la gratuité de l'université pour pouvoir continuer à bénéficier d'un espace de vie collective, au sein de la société, [...] de construction du savoir, de production de la recherche, de la connaissance [...] et cet espace, cette condition de la vie sociale et politique d'une démocratie [...] ne peut pas être soumis aux conditions de l'argent."
