[Le Monde] « Démontrez-nous, Frédérique Vidal, que vous ne généraliserez pas les frais d’inscription à l’université ! »

La ministre Vidal vient d'annoncer, pour rendre acceptable la hausse des frais d'inscription pour les étudiant·es étranger·es, que les frais pour les francais·es et européen·nes seront gelés. Mais comment y croire ? Les auteurs font deux propositions de nature à réellement bloquer la hausse des frais d'inscription.

Pour Fabien Cohen, l’ouverture de l’Université à tou·tes permet de défendre les droits humains

"Il ne s'agit pour nous en aucun cas pour nous de laisser faire, pas seulement parce que les étudiant·es le réclament, pas seulement parce que les enseignant·es le réclament, pas seulement parce que le monde universitaire et de la recherche le réclame, mais parce que l'ensemble du peuple de France le réclame. C'est une affaire vitale, pour la France, mais aussi pour les droits de l'homme dans le monde."

Communiqué de presse du groupe CRCÉ au sujet de la hausse des droits d’inscription pour les étudiant·es étranger·es

"Malgré les nombreuses oppositions de conseils d’administration des universités et de la communauté universitaire unanime, la ministre de l’enseignement supérieur réaffirme son intention d’appliquer sans tarder une réforme majeure conduite sans réelle concertation et dans la précipitation."

[Médiapart] Mais pourquoi diable augmenter les frais d’inscription des étudiants extra-européens?

"S’il s’avère nécessaire d’exempter les doctorants étrangers de la hausse des frais d’inscription, c’est bien que celle-ci aura un effet répulsif, et non attractif. Et puisque les universités pourront exonérer tous les autres étudiants extra-européens (en licence et en master), quelle peut bien être la rationalité économique de la hausse des frais d’inscription qui leur serait réservée?

[Stalingrad connection] La radio des migrants décrypte « Bienvenue en France »

"Aujourd’hui nous parlerons de la "nouvelle stratégie d’attractivité pour les étudiants internationaux", dénommée "Bienvenue en France", l’une de ses mesures phares est l’augmentation des frais de scolarité pour les étudiants non européens qui devront payer environ 16 fois plus pour suivre des études supérieures en France."