Le 18 décembre 2019, la Conférence des présidents d’université (CPU) organisait un séminaire à l’Assemblée nationale.
Son but ? Préparer la future Loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR), aboutissement de décennies de casse du service public de l’enseignement supérieur et de la recherche.

La CPU, depuis sa création en 2007, est au cœur des transformations managériales et néolibérales de l’université, poussant à toujours plus de compétition entre étudiant·es, chercheur·ses, laboratoires et établissements.

Pour cette raison, l’Assemblée générale nationale de coordination du 14 décembre 2019 a inscrit la dissolution de la CPU parmi ses revendications.

Le 18 décembre, nous avons tenu à le leur faire savoir !

Nous reproduisons ici le texte qui a été lu :

« Mesdames et Messieurs, cher·es collègues,

Nous tenions, avant que vous ne commenciez ce « séminaire », à vous dire quelques mots, au nom de l’Assemblée générale nationale des facs et labos en lutte qui s’est tenue samedi dernier. Nous tenions avant tout à vous remercier pour la preuve éclatante que vous donnez de la soumission constante de la Conférence des Présidents d’Université (CPU), à l’agenda politique des pouvoirs en place. Depuis sa fondation en 2007 pour préparer la loi LRU, la CPU non seulement applique, mais accompagne, anticipe et modèle les politiques de transformation managériale de l’université.

Nous vous remercions aussi de la preuve éclatante que vous donnez, par la composition même de ce soi-disant séminaire, de votre mépris fondamental pour la recherche. Le programme le montre : il y a des président·es d’universités, des député·es, des PDG, mais pas un·e seul·e chercheur·se travaillant sur l’université, sur la recherche, sur le monde étudiant. Vous dîtes vouloir faire rayonner la recherche, mais vous vous tenez soigneusement à distance de tout savoir fondé, scientifique et critique sur ce monde.

Nous avons donc choisi de nous inviter à cet événement, afin d’apporter quelques éclairages, issus notamment des discussions que nous avons eu lors des assemblées générales dans les universités, les laboratoires, et lors d’une assemblée générale de coordination nationale qui s’est tenue samedi dernier. Vous les trouverez dans la lettre que nous vous distribuons.

Avec les réformes de l’enseignement et des universités, qui s’enchaînent depuis des décennies et dont la LPPR est le dernier bloc, on voit se dessiner une société dans laquelle lorsqu’on naît pauvre, on a accès à une éducation au rabais, à des études dans la précarité, à des salaires et des carrières précaires, pour finir sur une retraite de misère. Le rôle que joue la CPU dans ces réformes est inacceptable. C’est pourquoi l’Assemblée générale réunie le 14 décembre dernier appelle à sa dissolution ainsi qu’à la tenue d’États généraux de l’enseignement et de la recherche les 1er et 2 février prochain.

Contre la CPU, contre la LPPR, vive le service public de la recherche, vive l’université ouverte ! »

Ci-dessous, nous mettons à disposition la lettre distribuée.


5 commentaires sur « Les chercheur·ses à l’Assemblée ! »

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