Cartographie des universités ayant pris fermement position contre l’augmentation des frais d’inscription

Depuis le 19 novembre 2018, 21 institutions d'enseignement supérieur (20 universités sur les 75 universités françaises, et l'EHESS) se sont prononcées fermement contre l'augmentation des frais d'inscription. Il s’agit des universités de Lorraine, Paris-Sud, Paris 8, Paris 13, Paris 3, Grenoble, Clermont-Ferrand, Aix-Marseille, Rennes 1, Rennes 2, Angers, Paris Nanterre, Toulouse 2, Tours, Le Mans, Caen, Strasbourg, Rouen, Lyon 2 et Reims.

Ouvrons l’Université, le 21 mars à l’Institut des Hautes Études de l’Amérique Latine

Le 21 mars 2019, à l'invitation de la Fédération Sciences Sociales Suds, nous nous réunirons, pour faire le point sur la mobilisation contre la hausse des frais et tracer des perspectives pour la suite. L'événement est ouvert à tou·tes, membre ou non de la communauté universitaire : nous sommes tou·tes concerné·es. Ce sera l’occasion de faire un premier bilan d’étape des actions menées depuis le 19 novembre 2018, d’analyser l’évolution de la stratégie du gouvernement, notamment après le rapport de “concertation” et la rédaction des décrets, et de réfléchir, ensemble, aux suites à donner à ce mouvement pour une Université Ouverte.

Pour Fabien Cohen, l’ouverture de l’Université à tou·tes permet de défendre les droits humains

"Il ne s'agit pour nous en aucun cas pour nous de laisser faire, pas seulement parce que les étudiant·es le réclament, pas seulement parce que les enseignant·es le réclament, pas seulement parce que le monde universitaire et de la recherche le réclame, mais parce que l'ensemble du peuple de France le réclame. C'est une affaire vitale, pour la France, mais aussi pour les droits de l'homme dans le monde."

Le recul stratégique de Frédérique Vidal

Avant toute chose, rappelons notre position : nous sommes opposé·es à toute forme de marchandisation de l'enseignement supérieur et à toute barrière mise à l'entrée de l'université. Nous restons donc fondamentalement opposé·es à cette mesure. Elle constitue un précédent inacceptable et, si ce n'est pas le premier, c'est un pas décisif vers la destruction d'un bien public, pilier de notre démocratie.