Sous-traitance = maltraitance dans nos facs et labos

La sous-traitance - en particulier pour les personnels de sécurité, de ménage, d'accueil et de restauration - est de plus en plus importante dans l’enseignement supérieur et la recherche (ESR). De manière structurelle, les conditions de travail de ces travailleurs et travailleuses sont catastrophiques : salaires extrêmement faibles, travail dissimulé, marchandage, sanctions et licenciements abusifs, endettement des salarié·es auprès des entreprises... Si de nombreuses personnes salariées de l’ESR, ont eu accès au télétravail, les employé·es de la sous-traitance travaillent quotidiennement sur les sites qui sont restés ouverts, notamment pour faire du travail inutile dans le contexte de pandémie. Certain·es doivent même travailler davantage : « Profiter de l’absence des cadres pour faire le ménage de printemps dans les bureaux » ! Ils et elles travaillent sans information fiable sur le COVID-19 et sans matériel approprié, en prenant les transports en commun pendant de longues heures afin de rejoindre leur lieu de travail.

Des policiers empêchent les étudiant·es d’interpeller Vidal et Blanquer à l’EHESS

Quand des élèves de l'EHESS ont voulu pointer du doigt cette hypocrisie ministérielle et lire un texte dénonçant l'absurdité de la présence des ministres Blanquer et Vidal à cette occasion, la sécurité de la ministre, rapidement suivie par des policiers, ont rappelé à ces dernier·es ce qu'il en était des libertés démocratiques en ces temps d'autoritarisme macronien.