Dans une série de vidéos, des universitaires défendent le rôle d’un contre-pouvoir, national et collégial, face aux chefs d’établissement, le Conseil National des Universités. Pour y contribuer, postez votre vidéo sur les réseaux sociaux avec #SaveCNU, #StopLPR et @UnivOuverte

Depuis un an la communauté scientifique française dans son immense majorité s’oppose à la politique du gouvernement qui s’exprime à travers la loi de programmation de recherche, LPR). Pourtant, la ministre et le gouvernement continue d’appliquer avec une grande brutalité des mesures qui attaquent frontalement le fonctionnement de l’enseignement supérieur et de la recherche en France.
Parmi ces mesures, il en est une que la communauté universitaire a découvert dans une « pochette surprise » au moment de l’examen de la loi par le Senat, en octobre dernier. Elle concerne les procédures de recrutement des fonctionnaires enseignant·es-chercheu·ses dans les universités.
Jusqu’à présent, cette procédure comporte une phase préliminaire au niveau national, dite de qualification, qui est assuré par le conseil national des universités, le CNU.
Ce conseil est réuni en différentes sections disciplinaires. C’est un collègue de pairs, élu-e-s pour la plupart, qui agissent avec un mandat simple : s’assurer de la cohérence scientifique des travaux menés par les candidats au regard de la discipline dans laquelle ils et elles prétendent enseigner et chercher.
Cette qualification est donc autonome par rapport aux logiques locales des établissements, logiques qui s’appliqueront ensuite mais qui, si elles ne sont pas contrôlées, peuvent facilement conduire à des dérives.
Le CNU est donc l’expression d’une communauté scientifique à l’échelle nationale, c’est-à-dire qui porte une ambition de service public. Son fonctionnement peut être amélioré, et pourquoi pas son rôle étendu. Mais aujourd’hui la disparition de la procédure de la qualification renforce le pouvoir des établissements et la logique libérale que veut mettre en place la politique du gouvernement depuis quinze ans. Nous nous y opposons et défendons le modèle d’ESR à la française, fondé sur un effort collectif de recherche qui fait ses preuves, et qui garantit un accès massif aux savoirs et à la formation.

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