La LPPR est de retour, nous aussi ! Communiqué de la rencontre numérique des Facs et des Labos en Lutte du 6 juin

Ce 6 juin, la rencontre numérique des Facs et Labos en Lutte a réuni jusqu'à 150 personnes, représentant 42 établissements. Si le confinement a brutalement interrompu notre mobilisation menée depuis décembre contre la réforme des retraites et le projet de Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR), après que nous avons été des dizaines de milliers en grève et dans les rues de toutes les villes universitaires de France, notre action a néanmoins perduré et pris d'autres formes. Nous, les Facs et Labos en Lutte, appelons à des mobilisations, dont les formes restent à déterminer, les 12 et 17 juin. Nous appelons également à rejoindre la manifestation pour les services publics de la santé le 16 juin, en formant un cortège des Facs et Labos en Lutte.

« En résidence CROUS ou dans les palais de la République, les priorités ne sont pas les mêmes »

Aujourd’hui, la Confinée Libérée donne à la parole à S., syndiquée à Solidaires Etudiant·es, assistante d'éducation (AED) dans un collège et étudiante en M2 de sciences politiques à l’Université Paris 8. Elle revient sur la précarité étudiante, en s’appuyant sur le récit et les analyses des mobilisations du mois de novembre suite à l’immolation d’un étudiant de Lyon II, jusqu’aux dernières initiatives qui ont émergé depuis le début de la crise sanitaire et du confinement, pour assurer la distribution de colis alimentaires aux étudiant·es.

5 milliards : des effets d’annonce mais toujours pas de moyens pour la recherche !

Les effets d’annonce d’Emmanuel Macron en pleine crise du coronavirus renforcent notre colère et notre détermination : nous voulons des moyens et des postes pour produire une recherche de qualité maintenant ! Nous exigeons, pour arriver à l’objectif minimal de 1% du PIB dédié à la recherche publique, 10 milliards, immédiatement et dans les trois années à venir, sous forme de titularisations de chercheur·ses précaires, de créations de postes et d’augmentation des crédits aux laboratoires publics.

Contre la pandémie : des moyens durables pour nos services publics !

Communiqué du 14 mars 2020 du comité de mobilisation des facs et labos en lutte. La crise sanitaire révèle les conséquences dramatiques de ces réformes, autant que l’absolue nécessité de se battre pour nos services publics et nos solidarités. Les universités ferment, nos luttes continuent !

Coronavirus : la science ne marche pas dans l’urgence !

Dans mon équipe, nous avons participé à des réseaux collaboratifs européens, ce qui nous a conduits à trouver des résultats dès 2004. Mais, en recherche virale, en Europe comme en France, la tendance est plutôt à mettre le paquet en cas d’épidémie et, ensuite, on oublie. Dès 2006, l’intérêt des politiques pour le SARS-CoV avait disparu ; on ignorait s’il allait revenir. L’Europe s’est désengagée de ces grands projets d’anticipation au nom de la satisfaction du contribuable. Désormais, quand un virus émerge, on demande aux chercheur·ses de se mobiliser en urgence et de trouver une solution pour le lendemain.